samedi 26 janvier 2008
Au Laos, un baçi en mon honneur.
Dans le village de Touy où je fus invité, on célébra spécialement pour moi la cérémonie du baçi.
Moments très touchants de prières et d’invocations pour demander, pour l’étranger invité, protection, bonheur et prospérité. Quel temps privilégié pour lequel j’ai plein de gratitude. « Ce qu’enseigne le grand père, l’enfant doit le conserver dans son cœur ! »
La tradition du baçi (basi) aussi appelée sukhuan, remonte avant l’arrivée du bouddhisme. Cette cérémonie célèbre un événement spécial: une naissance, un mariage, l’entrée du novice au temple, la demande de guérison ou la venue de visiteurs spéciaux. C’est l’appel de l’âme et de ses 32 forces vitales : 20 héritées du père et 12 de la mère. La perte de certaines de ces forces peut entraîner la maladie. La réunification des âmes multiples du corps ramène l’équilibre physique et intérieur. À la mort, ces forces quittent le corps, se fusionnent à d’autres forces vitales pour ensuite se réincarner.
On préparera, à l'avance, le phakhuan (en forme de petit conifère) fait de feuilles de banane roulées et décoré avec des œillets d'Inde jaunes et d'autres fleurs. Le tout est entouré de ficelles blanches. Cet arrangement est déposé dans un plateau d'argent remplie de riz mondé. Le tout est déposé sur une natte au centre de la pièce. On s'assoit en cercle, sans chaussures, tout autour. Des offrandes d'alcool, de fruits et de nourriture sont disposées autour du phakhuan. Ceci a pour but d'attirer les esprits errants et de les inviter à demeurer avec nous.
Le chef du village (maw phawn), genre de chaman, est généralement un ancien ayant une expérience monacale derrière lui. Il présidera le rituel et il demandera des bénédictions pour les invités. Il appellera également les forces de l’âme à l’unification en implorant leur retour par des chants pali et lao :« Venez énergies de l’âme par la voie que nous avons ouverte pour vous,
par ce chemin que nous avons bien nettoyé. Revenez à la maison ! »
Tous les participants joignent alors les mains dans un geste de prière, les paumes réunies. Durant la psalmodie, chacun se penche en avant pour toucher la base du phakhuan. On peut aussi toucher le coude d'une personne qui a accès à cette base et l'on forme ainsi une chaîne humaine. De nombreuses ficelles blanches sont alors nouées aux poignets des invités, le tout accompagné d'une courte récitation de bons vœux.
À la fin, les invités possèdent une belle collection de cordons blancs autour de chaque poignet.
Pour que les bons vœux se réalisent et pour respecter la tradition, il faut conserver les cordons aux poignets pour un minimum de trois jours . Certains estiment que ces cordons doivent tomber d'eux-mêmes, ce qui peut prendre des semaines.
Une gorgée "cul sec" de lao lao, liqueur traditionnelle de riz et le repas feront suite à la cérémonie et termineront le rituel .


vendredi 25 janvier 2008
Le Laos et sa nature profondément ressourçante.
“Le calme est l'allié de la sérénité.
Il est le propre de ceux qui vivent en accord avec eux-mêmes.
Nul n'est besoin d'évoluer dans le bruit et le fracas pour se sentir exister.
Il faut être seul pour s'apaiser et se retrouver dans le calme de la solitude".
mercredi 23 janvier 2008
Laos, l'anniversaire de Alisa
Alisa la fille de mon fils adoptif Lao Sombath a eu un an le 19 janvier. J’ai donc quitté Luang Prabang pour me rendre à Vientiane assister aux célébrations de son anniversaire.
J’ai du faire un autre lâcher prise : une soupe de poisson consommée à midi m’a obligé à garder le lit 24 heures. Donc j’ai été absent de cette fête auquelle je tenais tant. Le lendemain toutefois, après avoir renouvelé mon visa de séjour, j’ai passé de longs moments de joie avec Alisa et sa famille.
J’ai ensuite pris le temps de visiter les étudiants des campagnes éloignées qui habitent le petit dortoir que j’ai fait construire pour eux près de l’école d’agriculture de Vientiane.



dimanche 6 janvier 2008
Célébration d'une naissance au Laos
Une petite fille vient de s'ajouter à la communauté. Il faut célébrer son arrivée ! Le tout commence par la cérémonie du Baçi présidée par les anciens du village. On demande pour l'enfant et sa famille protection, santé et prospérité. Les prières terminées, la fête commence. La famille, les amis et les voisins sont invités. On a tué le cochon, acheté du buffle et abattu quelques poules. Toutes ces viandes sont apprétées avec des légumes variés frais du jardin. Tout le monde aide à la cuisine et au service. On mange, on danse et surtout on boit beaucoup de BEER LAO. Votre verre ne doit jamais être vide...ouf !!! Je suis le seul étranger dans tout ce groupe. On me traite comme un roi ce qui me gêne beaucoup et enlève un peu la vedette aux parents et à l'enfant.
mercredi 2 janvier 2008
Le village de Pak Seung
À trente kilomètres de Luang Prabang, sur le bord du Mékong, on retrouve le Laos authentique avec le charme transparent de ses habitants. Joie de vivre, douceur, sourires et partages sont au rendez-vous.
Après les présentations d'usage, la visite sommaire et la rencontre des doyens du village et du responsable de l'enseignement aux écoles primaire et secondaire, on parle du système d'éducation et des besoins matériels urgent.
On remet ensuite des cadeaux pour l'école : bouquins, cahiers, crayons, vêtements, crayons et articles de sport.
Puis c'est la fête : on nous prépare du buffle et un dindon fraîchement immolé.
























































