Voyages humanitaires asiatiques au coeur des gens / @ Tous droits réservés

dimanche 2 avril 2017

KIMKHORN ET SA FAMILLE DEVANT LE TEMPLE ANGKOR WAT AU CAMBODGE

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Kimkhorn est un jeune homme courageux qui a toujours soutenu sa famille. Il a aujourd'hui 25 ans et grâce à notre soutien, il a complété des études universitaires en Administration. Sur la photo, il est entouré de sa maman au centre, de son frére, de ses quatre soeurs, de leurs enfants et d'autres membres de la famille. Ils sont "tissés serrés" et se supportent mutuellement.

Au moins deux ou trois fois semaines, ils se retrouvent pour partager un repas en commun autour de leur maman chérie qui habite toujours une modeste case sans eau ni électricité. Dès quatre heures du matin, elle se rend au marché pour se procurer la viande, le poisson et les légumes nécessaires à cuisiner d'excellente soupes qu'elle vend au bord de  la route des temples d'Angkor. Elle y prépare sur place du poisson et du poulet grillé qui sont fort appréciés.

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Kimkhorn travaille tous les jours dans un hôtel. Ensuite, il se rend disponible pour aider sa famille. Il est orphelin de père depuis l'âge de 8 ans.

Son frère et ses soeurs sont marchands ou fermiers.

Le sourire constant, la bonne humeur et la persévérance caractérisent cette famille que je connais depuis plusieurs années et que j'aime profondément.

 

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dimanche 5 février 2017

CHIANG MAI : FESTIVAL DES FLEURS 2017

La ville de Chiang Mai, surnommée  "la Rose du Nord", est situé à quelques 700 kilomètres au Nord de Bangkok en Thaïlande. Dans ses environs,on y retrouve plusieurs ethnies, ce qui lui donne un caractère traditionnel et artisanal. Cette semaine, c'était le célèbre  Festival des Fleurs qui se déroule pendant trois jours.

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Cette année, se festival revêt un caractère particulier puis qu'il est la première grande manifestation publique de joie permise depuis le décès du roi en octobre 2016 qui a plongé tout le pays dans un deuil d'un an. C'est aussi la célébration de l'accession au trône du nouveau roi, le fils ainée du souverain.

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Cette orchidée a fait le voyage de 14,000 kilomètres jusqu'en occident pour atterir dans un contexte de neige et de froid (-25C).

 

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jeudi 13 octobre 2016

LE ROI DE THAÏLANDE EST MORT.

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TOUTE LA NATION PLEURE SON ROI, PÈRE ET PROTECTEUR SPIRITUEL qui s'est éteint à l'âge de 89 ans après 70 ans de règne débordant de bonté et de générosité.

Le deuil national durera un an.

C'est seulement à ce moment que la dépouille du roi sera incinérée lors de funérailles grandioses selon les rites bouddhistes.

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De nature, les thaïs n'expriment pas de chagin publiquement. Toutefois, la douleur est tellement grande qu'ils n'exercent plus aucune retenue sur l'expression de leurs émotions.

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 La nation entière converge vers le palais royal de Bangkok pour rendre un dernier hommage au souverin exposé en chappelle ardente. Pendant des mois ils défileront devant la dépouille de leur roi bien aimé qui repose au palais.

Ce week end déjà on s'est rassemblé pour chanter une dernière fois en public l'hymne au roi.

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Les couleurs et sourires légendaires de la Thaïlande font maintenant place aux costumes noirs et aux larmes.

Du matériel noir a même été offert aux gens pauvres des campagnes pour qu'ils se confectionnent des vêtements de circonstance et participent au deuil national. Tout spectacle de divertissement et la vente d'alcool sont interdits pour un mois.

 

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jeudi 31 mars 2016

Cambodge 2015-2016 / Actions humanitaires

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Tout autour des sîtes d'Angkor vivent, dans une grande pauvreté, des khmers courageux qui souhaitent s'en sortir. Nous avons essayé, encore cette année, de leur apporter une assistance morale et une aide financière.

 

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Sonsun, a maintenant 27 ans. Il vient d'un famille de paysans très pauvres. Dans notre désir d'offrir au Cambodge un médecin, nous l'avons accompagné psychologiquement et financièrement pendant 7 ans. Il en est à sa dernière année de médecine (Pédiatrie). Cette huitième année revêt un caractère particulier. Sonsun a décidé de se prendre en charge en utilisant une partie de notre aide financière de l'an passé pour investir dans une petite pharmacie à Phnom Penh. Il peut ainsi subvenir à ses besoins et assumer lui-même ses frais de scolarité de week-ends intensifs d'études et d'internat. Cette année sera très difficile pour lui et lui demandera beaucoup de courage et de persévérance. L'école de la vie lui procurera de précieux enseignements.

"Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.

Si tu lui apprends à pêcher,il mangera toujours."

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Les parents de Sonsun ne sont pas en très bonnes santé. La maman a des problèmes cardiaques et le papa a des problèmes de polyarthrite rhumatoïde. Tous les deux doivent consommer beaucoup de médicaments pour lesquels nous leur apportons un soutien financier.

 

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Kimkhorn a maintenant 25 ans. Nous l'aidons depuis 4 ans. Il est étudiant en administration à l'université. Il termine ses études cette année. Il est déterminé et participe aux financement de son projet en travaillant de 7h à 15h  six jours / semaine. Il assiste ensuite à une heure de cours d'anglais pour finalement se retrouver à l'université de 18h à 21h30 cinq jours /  semaine.

 

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Kimkhorn est actuellement en stage dans un hotel 5 étoiles où il étudie l'organisation du processus de réception.

 

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La maman de Kimkhorn qui vit dans une maison sans eau ni électricité, se lève à 4h chaque matin pour aller au marché acheter des produits frais pour préparer de délicieuses soupes qu'elle vendra sur les sites d'Angkor aidée par une de ses trois filles . Cette année, nous lui avons offert l'équipement nécessaire pour griller le poisson et le poulet ce qui lui permettra des revenus supplémentaires. Cette femme est très généreuse en partageant tout ce qu'elle gagne avec ses enfants et ses petits enfants notammment en les invitant  à partager le repas du soir "en famille" avec elle plusieurs fois par semaine.

 

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Chamroeun a maintenant 16 ans. Nous le soutenons depuis son intervention chirurgicale à l'oeil gauche il y a plusieurs années où sa vision s'est améliorée de 80%. Par la suite, l'implantation de sa prothèse dans l'oeil droit, il y a un an, lui a enlevé un gros complexe. Nous lui offrons  ses études en anglais à l'école internationale tous les le matins où il se maintient toujours dans les trois premières places. Il poursuit ses études au secondaire en kmer l'après midi. Il parle maintenant l'anglais avec facilité. Ce sera pour lui un atout majeur dans sa vie future.

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Nous avons, encore cette année, acheté à Chamroeun une monture avec verres double foyer. Il avait brisé ses autres lunettes lors d'un malencontreux accident de moto avec sa mère.

 

Nous avons également pris en charge les soins médicaux de la maman de Chamroeun suite à son accident de moto. Après 3 mois de soins, elle marche maintenant normalement sans ses béquilles.

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Le frère ainé de Chamroeun le conduit quatre fois par jour à l'école, soir et matin. Faute de budget, les frais de scolarité ayant considérablement augmenté, nous avons dû interrompre notre contribution à son transport scolaire.

 

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Chikang a 12 ans. Sa maman et lui sont zéropositifs. Il se porte bien mais elle moins.

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La modeste maison qu'ils habitent avec Sopha, le grand frère de 16 ans (en parfaite santé), a été complètement restaurée. La maman prend soin quotidiennement tout autour de son jardin de légumes, d'herbes et de fleurs.

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La cuisine est toute en paille. Au fond à droite l'endroit du feu, au centre le garde-manger, à gauche les chaudrons. Les lattes du plancher espacées sont très fragiles et facilement inflammables.

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La chambre à coucher avec au fond les photos souvenirs. Au plafond la moustiquaire qui protège des centaines de moustiques qui entrent par les fentes du plancher. Chikang et sa maman dorment ensemble.

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Le hamak où dort Sopha le grand frère. Les moustiquaires sont essentiels la nuit car là aussi des centaines de moustiques s'introduisent par le plancher. À droite, le sac de riz que nous avons apporté qui sera vide très rapidement car on en mange deux à trois fois par jour. C'est un élément de base de la nourriture locale.

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Le poulet fraichement grillé est un mets de luxe. C'est le festin pour Chikang et sa famille qui en sont souvent réduits à ne manger qu'un simple riz assaisonné. Pendant le repas, on mage et on savoure. On ne parle surtout pas.

 

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 Depuis tout le temps qu'on se connait, j'ai maintenant le privilège d'être considéré comme un membre de la famille.

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Chikang heureux,

tantôt l'écolier, tantôt l'enjoué et enfin l'enfant reconnaissant rempli de gratitude !

 

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 Panha travaille à la réception au même hôtel que Kimkhorn. Nous lui avons offert des cours d'anglais. Il fait parfois de la télévision en figuration publicitaire à Phnom Penh. Il vient de décrocher un deuxième travail de soir comm superviseur de 30 autres personnes.

 

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Sina a maintenant 25 ans.

Je l'ai connu il y a plus de 13 ans.

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Il n'avait que 12 ans...

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et il habitait l'orphelinat avec ses trois frères et sa soeur depuis tout petit, suite à la disparition de leurs deux parents décédés la même année. Le village s'était alors réuni et comme on ne voulait pas séparer les enfants et devant l'impossibilité financière et logistique d'adopter cinq enfants, on avait décidé de les conduire à l'orphelinat. Sur la photo Sina est le petit à droite avec la chemise rayée. Au milieu, leur grand frère Samnang, a la tête rasée en signe de deuil pour son père qui vient de mourir.

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Sina est ici avec son fils et ses deux plus jeunes frères (à gauche sur la photo noir et blanc précédente).

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Avant sa sortie de l'orphelinat à 18 ans, Sina a suivi une formation en cuisine. Par la suite il a travaillé dans un petit hôtel comme assistant cuisinier.

 

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 puis au Raffles Grand Hotel, un hôtel 5 étoiles .

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Sina a aussi donné des cours de cuisine asiatique aux touristes de passage au Cambodge dans un restaurant célèbre . C'est là qu'il a rencontré et choisi sa conjointe.

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Il a aussi travaillé dans un restaurant très "class" du Cambodge.

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Depuis plus d'un an Sina travaille en cuisine à Dubai dans un grand hôtel, 14 heures par jour. Il s'est bien fait avoir avec un contrat de 2 ans et un bas salaire sans possibilité de promotion. On lui avait promis exactement le contraire. Sina est un cuisinier asiatique très talentueux. On lui cherche un endroit où il pourrait pleinement développer son plein potentiel n'importe où sur la planète, pourvu qu'il soit pleinement aprrécié et traité en conséquences. Vous qui lisez cet article, contactez-nous si vous pouvez lui offrir un travail à sa mesure. Merci!

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Sina n'a pas vu son fils ni sa compagne depuis 18 mois. C'est un gros sacrifice pour lui. Chaque mois, il leur fait parvenir au Cambodge de l'argent pour le loyer, la nourriture et autres dépenses du quotidien. Un peu de cet argent sert également à payer mensuellement  un petit terrain où il espère un jour se construire une modeste habitation. Nous supportons Sina moralement et en partie financièrement pour son terrain qu'il risque de perdre s'il ne rencontre pas les échéances mensuelles. Depuis un an et demi, il n'a pas réussi à se mettre de l'argent de côté, ce qui était en plus d'acquérir de l'expérience professionnelle, l'un de ses objectifs principal.

 

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Sinin a 20 ans. C'est le petit frère benjamin de Sina. Il vient de commencer un travail d'apprenti-cuisinier dans un petit hôtel. Ses fins de mois sont très pénibles financièrement. Sinin vient de vivre un cauchemar en Thaïlande où il est allé travailler illégalement, mal conseillé par des gens de peu de confiance. Il pensait y faire fortune. Il est revenu sans argent et très démotivé, ayant été traité avec beaucoup de mépris comme un esclave.

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Il habite une partie du hangar d'une vieille dame seule et très handicapée qui lui accorde une réduction de loyer pour s'occuper d'elle. Il s'y sent bien en comparaison des sévices qui lui ont été infligés en Thaïlande.

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Leur cabane est voisine d'un dépotoir infesté de rats. Les odeurs qui s'en dégagent sont étouffantes. La nuit, Sinin est souvent réveillé par les rats qui se battent sur la toiture de sa chambre.

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Nous lui avons procuré des vêtements, un lit, des draps et des volumes pour perfectionner son anglais. Nous avons également acheté des médicaments pour la vieille dame fort malade.

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Un matelas pour bien dormir et des vêtements neufs...c'est le bonheur pour Sinin qui a retrouvé son sourire, ce qui est rare chez lui. Sur les photos de Sinin enfant et adolescent, c'est toujours de la tristesse que l'on perçoit.

 

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Madame Serb, c'était la directrice de l'orphelinat où se retrouvaient Sina, sa soeur et ses trois frères. C'était la "maman" au grand coeur des cinquantes enfants qui y habitaient. Je l'ai connue il y a plus de treize ans et le contact de compassion s'est immédiatement établi. Elle a aujourd'hui 78 ans.

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Après deux ans de recherches, je l'ai retrouvée dans un village de la banlieue de Battambang. Elle habite avec sa soeur dans une modeste maison, retirée de la ville. J'avais plusieurs photos de "son" orphelinat à partager avec elle. Il y avait beaucoup d'émotions dans l'air. Elle se souvenait du prénom de chaque enfant passé chez elle dans les dix dernières années. Je trouvais important de lui exprimer la gratitude de ces enfants sur lesquels elle avait veillé sans répit, en bonne mère adoptive, pendant des années.

 

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Selon la tradition, je lui ai offert des gâteaux et des fruits et nous avons défrayé le coût d'une partie des nombreux médicaments qu'elle doit consommer au quotidien. C'est sans compensation financière que madame Serb a quitté l'orphelinat après toutes ces années de loyaux services.

 

 

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C'est la fête à l'école de campagne de Kok Bang . Nous apportons aux 220 enfants du primaire, le matériel scolaire requis pour les mois à venir. Bien entendu, nous y ajoutons quelques friandises.

 

C'est en moto que nous effectuons notre première livraison très tôt le matin.

Chan a passé des heures à confectionner une centaine d'emballages individuels pour les étudiants.

Puis une deuxième livraison le lendemain en après-midi. Kimkhorn et Panha participent à l'opération.

La directrice de l'école nous accueille assistée de deux professeurs. En voyant cette photo je constate avoir fait une brèche aux us et coutumes: malgré la grande chaleur, j'aurais dû, en tant que professeur et étranger, porter des pantalons longs pour cette visite à l'école. Au nom du respect de la personne plus âgée, ni Kimkhorn, ni Panha ne feront de commentaires sur ma tenue vestimentaire même s'ils ont très bien vu ma tenue non conforme.

Cette fois-ci, Kimkhorn a osé me proposer de donner le matériel de mains à mains aux enfants au lieu de le déposer sur leur pupitre. J'ai bien apprécié cette intervention qui a favorisé le contact beaucoup plus direct.

 Kimkhorn et moi (ah ce short!) avons été les étudiants d'un jour avec le professeur et les élèves qui en étaient ravis.

En route, nous avons également distribué du matériel scolaire à cette petite école bouddhiste d'anglais.

 

 

 

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Après quelques années sans ses nouvelles, j'ai revu Kakada. Son frère et lui sont séropositifs mais se portent bien.

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Kakada a maintenant 24 ans. Il étudie à l'université et a un petit travail le soir. Il a acquis beaucoup de maturité. Sa jeune soeur a bien grandi. Toutefois sa grand maman est toujours malade et habite dans une case qui menace de tomber tant ses structures son abimées par les termites. Nous souhaitons avoir le budget nécessaire l'an prochain pour participer à la reconstruction de la maison. Pour l'instant, nous avons aidé la vieille dame pour ses médicaments.

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Kakada a peint une murale pour l'université.

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Kakada est un artiste qui a produit beaucoup de belles créations, spécialement ses apsaras célestes. Mlaheureusement, nous n'avons pas encore trouvé une personne pour prendre en charge sa carrière car il n'a aucun sens des affaires. Pauvre, il vend ses réalisations pour moins que rien. Nous avons renouvellé son matériel de dessin et acheté des fournitures scolaires pour lui.

 

 

 

 Makara a 27 ans. Je le connais ainsi que sa famille depuis plusieurs années. C'est lui qui me négocie de bons prix pour mon long séjour au Cambodge. C'est un être très disponible et très serviable.

 

Nous lui avons apporté une toute petite contribution financière pour le CAFÉ qu'il vient d'ouvrir à l'intérieur de la maison familiale. L'an passé, nous lui avions offert des cours d'anglais. Sur la photo, Makara est celui qui tient l'affiche et sa soeur, sa maman (ravissante) et son papa (copie conforme avec son fils Makara) sont au premier rang sur la photo.

 

 

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Encore cette année, j'ai effectué une tournée d'enseignements comme professeur invité au département de Psychologie à l'université en Thaïlande...

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 et à l'université au Cambodge.

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Les étudiants khmers démontrent un très grand intérêt pour toute ces nouvelles approches en psychologie.

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Ils s'impliquent, les bonzes inclus, questionnent et intègrent à leurs croyances anciennes..

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J'ai été comblé par la participation active de ces étudiant(e)s, ce qui n'est pas monnaie courante en Asie du Sud-Est où le professeur détient souvent le pouvoir et la vérité. Il est question d'organiser des séminaires intensifs pour l'an prochain.

 

 

Chan a 21 ans. Il est l'ainé d'une famille de 5 enfants. Il travaille dans un restaurant le soir et étudie le jour. Le drame de sa vie fut la mort subite de sa petite soeur de 7ans qu'il adorait.

Sonsun étant absent, c'est lui qui l'a généreusement remplacé pour m'accompagner en moto chez Chikang (150 kilomètres), chez les parents de Sonsun (90 kilomètres), à l'école de campagne (60 kilomètres) et au grand rituel des bonzes sur les sites d'Angkor sans compter de nombreux autres déplacements.

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Des milliers de moines venant de tout le Cambodge viennent réciter des mantras avec la population.

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Par la suite, il recevront des "tonnes" d'offrandes en nourriture, en argent et en fleurs. Ils retourneront au monastère avec chacun un sac de riz de 50 kilos remplie de victuailles.

 

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Certains novices sont des enfants des villages pauvres qui se retrouvent au monastère afin d'avoir éducation, gîte et nourriture. 50% de la population du Cambodge a moins de 15 ans. Il est donc impossible aux familles d'agriculteurs de nourrir toutes ces bouches. L'enfant garçon n'a donc pas le choix. Il doit très jeune se trouver seul un monastère d'accueil à des centaines de kilomètres de chez lui. Pour certains cette démarche est terrifiante. Ils n'on jamais quitté leur campagne et ils se retrouvent tout-à-coup seuls en ville dans une gare d'autocar.

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Avec d'autres pélerins je me prépare à donner de l'argent aux bonzes. On achète sur place de très petites coupures monétaires en billets de 100 riels, l'équivalent de .02 cents chacun. On fait de longues prières pour demander la protection du bouddha et ensuite on distribue nos dons aux moines qui défilent devant nous.

 

Sur les sîtes sacrés du Bayon, c'est maintenant la pause pique-nique du midi des moines.  Il faut faire vite car un moine, selon la règle, ne peut manger que deux repas par jour : l'un à 7 heures le matin et l'autre vers 11h30.

 

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Chan m'a expliqué minutieusement tous les rituels d'usage sur les sites d'Angkor en cette journée très mystique. Cette fois, j'ai porté des pantalons longs. Pas question d'avoir des shorts même s'il fait 38C. Chan m'appelle son enseigant bien aimé en gratitude pour toutes ces  notions de psychologie que je lui partage et qu'il intègre rapidement.

Son projet est d'organiser une coopérative d'élevage de poulets dans son village natal afin de procurer du travail aux gens très pauvres. Je sais qu'il réussira car il est persévérant, intelligent et courageux.

 

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 J'ai revu brièvement Pin qui a maintenant 24 ans. Il travaille toujours en électricité avec les ooutils que nous lui avons procuré. Sa maman est retournée vivre à la campagne pour prendre soin de son fils handicapé et de sa mère maintenant seule. Il s'est fait une charmante petite amie.

 

 

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 J'ai passé quelques jours au Laos que j'ai retrouvé bien changé, industrialisé et envahie par les Chinois bruyants, pressés et peu souriants. Ce pays a toutefois conservé ses magnifiques paysages au bord du Mékong

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 Lors de mon bref séjour, j'ai pu dépanner deux personnes : Aden et Phone

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Dès que j'ai rencontré Aden dans le café où il est serveur, j'ai immédiatement pensé à Chamroeun au Cambodge. J'ai donc osé lui demander comment il vivait l'absence de son oeil droit. Il fut étonné et gêné (avec raison) par ma question. Je lui ai immédiatement proposé de trouver une solution. Il a dit OK sans trop comprendre ce qui se passait.

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Après une journée de recherches intenses et avec la difficulté de la langue, j'ai trouvé un ophtalmologue qui a accepté de lui poser une prothèse. C'était le début d'un temps nouveau pour Aden.

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Dès son retour au travail, Aden crée tout un émoi. Que s'est-il passé demandent ses camarades? Ils sont éblouis et stupéfaits. Et voilà que chacuns et chacunes me prennent pour un chaman guérisseur et me proposent de soigner tous les malades de leur famille. Je dois quitter rapidement les lieux.

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 Grâce à votre générosité, la magie de l'alchimie s'est produite et la vie de Aden sera changée à tout jamais.

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Phone que j'ai rencontré au bord de la rivière Nam Kan a eu un accident de moto où il  s'est cassé le poignet. Faute d'argent, il ne peut aller à l'hôpital et souffre atrocement. Je lui propose de le conduire à l'hôpital et il accepte.

 

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 Après plus d'une heure de tentative de communications, cet hôpital étant tenu par des chinois, on réussit à se comprendre et à trouver un médecin pour examiner Phone. Il accepte effectuer une intervention chirurgicale en salle d'opération (payable à l'avance sans trop savoir car tout est en chinois) . Encore une heure d'attente (c'est l'heure du repas du soir) et enfin on procède. Tout a bien réussi mais Phone sera en arrêt de travail (non rénuméré) pour deux semaines. J'ai quitté le Laos sans savoir la suite, Phone effectuant sa convalescence avec sa famille, loin à la campagne.

 

 

 

Votre compassion et votre générosité, m'ont permis de poser des actions concrètes sur le terrain encore cette année en Asie du Sud-Est. Merci 1000 fois !

 

 

La générosité procure du bonheur à chaque étape de sa manifestation.

Nous ressentons de la joie en prenant la résolution d'être généreux.

Nous ressentons de la joie dans l'acte même de donner quelque chose.

Et nous ressentons de la joie au souvenir d'avoir donné.

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mardi 15 décembre 2015

Cambodge: nouveau bilan humanitaire 2014

Angkor Wat, au Cambodge , est le plus grand des temples du complexe monumental d'Angkor, l'une des plus imposantes villes médiévales du monde. Il fut construit au début du XIIe siècle . Il est demeuré un important centre religieux depuis sa fondation, initialement hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste. Il représente le mont Meru, la maison des dieux dans la mytologie hindoue.  Ankkor Wat est classé au pratimoine mondial de l'UNESCO. C'est dans ce merveilleux environnement spirituel et mystique que se déroule mon action humanitaire rendue possible grâce aux dons occidentaux provenant d'Amérique et d'Europe. Merci du fond du coeur !

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À quelques kilomètres d'Angkor vivent pauvrement et simplement ces khmers que nous tentons d'aider de notre mieux en nourriture, en vêtements, en médicaments, en bourses d'études, en matériel scolaire, en présence de compassion et en enseignements.

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Le Cambodge vit au rythme d’une tragédie, celle du temps des larmes de survivants, angoissés par l’errance des âmes sans sépulture, larmes des orphelins de la guerre civile et du sida, larmes des mutilés des combats et des mines, larmes des paysans privés de leurs terres, larmes de l’inneffaçable pauvreté du "petit peuple", des villes et des campagnes. Larmes invisibles d’un Cambodge qui pleure.

Extrait du livre "Le Cambodge de 1945 à nos jours" de Philippe Richer.

De l'aube au crépuscule, cette brave maman transporte avec le sourire du bois ramassé pièces par pièces dans la forêt. Ce sera ensuite à bicyclette qu'elle ira vendre le tout au marché à plusieurs kilomètres de distance. Les femmes du Cambodge sont extrêmement travaillantes et courageuses.

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Cette femme est gardienne des sites des temples. Elle rentre à la maison avec sa gamelle qui contenait riz et poisson pour son repas du midi. En arrivant à la maison, elle s'occupera de ses enfants et devra trouver d'autre poisson dans la rivière pour nourrir sa famille.

 

Ce grand père termine sa pêche. Il habite chez sa fille et c'est sa contribution au repas du soir qui sera partagé par plusieurs personnes. Les Cambodgiens ont un grand respect pour leurs parents qu'ils hébergent à l'aube de leur retraite. Les conseils des ancêtres sont d'une grande importance et on les suit à la lettre.

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 Ces enfants n'ont pas assez d'argent pour recevoir une éducation complète. Ils vont à l'école une demie journée par jour pour recevoir 50% des enseignements nécessaires à leur réussite. Pour l'autre 50%, ils devront trouver les argents nécessaires pour s'offir, au quotidien,  des cours complémentaires dispensés par leur professeur en dehors de l'école. Les salaires sont si bas, que c'est la seule façon qu'ont trouvé les enseigants pour survivre convenablement.

 

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Les tiges de ces fleurs sont délicieuses en soupes. La maman viendra les cueillir un peu plus tard pour ensuite aller les vendre au marché. Les enfants l'accompagneront pour faire l'apprentissage de la négociation et de la vente.

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Les marchés regorgent de fruits et de légumes frais. C'est toutefois assez cher. On doit souvent payer en dollars américains. Les produits de vannerie sont fabriqués par les aînés selon les anciennes traditions.

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Sonsun est le fils d'une famille d'agriculteurs pauvres. Grâce à vos généreux dons, il peut réaliser son rêve : devenir médecin et aider son peuple qui a tant souffert. Il termine avec grand succès sa sixième année en Pédiatrie à l'université. Encore deux ans et le Cambodge aura un nouveau médecin pour soigner les nombreux enfants malades.  50% de la population du Cambodge est âgée de moins de 25 ans.

 

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Sonsun fait l'examen d'un nouveau né : la soeur de Kimkhorn vient d'accoucher d'une magnifique petite fille.             Les conseils précieux de notre futur Pédiatre seront une ressource importante pour la nouvelle maman.

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Sonsun a fait son internat dans un hopital provincial de campagne. Il y a vécu des stages en traumatologie, en obstétrique et en pédiatrie. Avec une patiente qui accouchait avec difficulté, il a chanté des mantras sacrés. Les autres médecins et les patients ont grandement apprécié cette présence de compassion et de guérison du coeur.

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La maman de Sonsun prend soin des vaches que nous lui avons offertes : chaque jour elle doit les conduire aux champs pour ensuite les amener dormir sous la maison le soir. Ces animaux fabriquent l'engrais nécessaire à sa culture de maïs. Le temps venu, elle ira vendre à bicyclette ses épis bouillis au marché à plusieurs kilomètre de sa maison. La santé de celle-ci n'est pas très bonne car elle souffre de problèmes cardiaques.

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Le papa de Sonsun travaille à la rizière dont il est très fier. Ses maux de dos et ses rhumatismes chroniques le font beaucoup souffrir. Ces deux hommes entretiennent un beau lien de confiance et une grande complicité.

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Les vaches étaient deux au départ. Elles sont maintenant cinq. Une mère agressive a dû être vendue l'an passé.

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Nous sommes très fiers de Sonsun qui est un étudiant modèle. Il prépare acuellement son mémoire de fins d'études qui sera présenté dans deux ans. C'est très encourageant de soutenir un jeune qui saura faire la différence pour les siens en allégeant leur souffrances physiques et psychologiques. Sonsun a une magnifique capacité de présence du coeur.

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Kimkhorn en est à sa deuxième année en Management à l'université. Sa famille vous est très reconnaissante pour votre soutien qui permettra à l'un des leurs de sréussir sa vie de façon honorable. Tous les autres frères et soeurs sont vendeurs ou agriculteurs. La maman, veuve depuis très longtemps, est très pauvre. Elle habite une case sans eau ni électricité. En plus d'étudier, Kimkhorn travaille à plein temps afin d'aider financièrement la famille.

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La famille de Kimkhorn est "tissée serrée" : tous les soirs, ils se réunissent chez la maman et apportent quelque chose à manger. C'est une sorte de buffet familial autour duquel chacun raconte sa journée. Kimkhorn est bien triste de ne plus participer à ces rencontres "sacrés" du soir : ses cours à l'université sont de 18h30 à 21h et ce  5 jours par semaine. Heureusement, il lui reste le samedi et le dimanche où il va au marché avec sa maman et paie de sa poche des produits frais qu'elle cuisinera pour tout le monde.

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Sa soeur, qui habite une modeste case, vient d'accoucher. Selon la méthode traditionnelle, elle conservera le bonnet de laine et demeurera alitée 3 jours avec un feu de purification sous son lit fait de bois et de pailles.

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Kimkhorn rêve du jour où ce sera son tour de devenir papa. Pour ça, il lui faudra amasser beaucoup d'argent pour entre autre payer la dote à la famille de la mariée et contribuer à la réception de mariage qui comptera de 500 à 800 personnes. Selon la tradition, chaque convive offrira une participation financière pour rendre possible cette réception hors normes qui se fera à l'extérieur dans le champ ou la rizière.

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Leakhena et Pisey sont ces deux soeurs qui ont quitté leur brave maman dans la lointaine campagne pour venir étudier en ville. Toutes les deux travaillent le jour et étudient le soir à l'université en Tourisme et en Management.

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Elles logent dans un modeste espace qui sert de salle d'études, de cuisine et de salle à manger le jour et de vestiaire et de chambre à coucher le soir. L'une dormait sur un lit et l'autre par terre.

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Nous leur avons acheté un lit en plus de vélos pour aller au travail.

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C'est plus difficile de transiger avec les filles qu'avec les gars en Asie. Les femmes sont intimidées par l'homme, susceptibles si on leur fait des remarques et facilement ratoureuses. Il est difficile d'avoir l'heure juste et encore plus des confidences sur les problèmes qui pourraient se présenter. Tout semble toujours bien se passer. Nous avons trouvé à Pisey un travail d'entretien ménager de jour dans un hôtel afin qu'elle puisse étudier le soir.

 

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Chamroeun a maintenant 15 ans. Ça fait plusieurs années qu'il a été mis sur notre route, un midi, en synchronicité, devant le vieux marché. Nous l'avions conduit au docteur Phara qui l'avait opéré dans l'oeil gauche pour y restaurer sa vue à 80%, son oeil droit n'y étant plus. Depuis Chamroeun évolue très bien. Il fréquente l'école publique pour sa formation générale ainsi que l'école internationale pour apprendre l'anglais. Il arrive maintenant à bien se débrouiller dans la langue de Shakespeare. C'est grâce à vos dons que nous avons pu lui permettre une telle évolution.

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Comme il a commencé ses classes en anglais avec les petits de la maternelle, Chamroeun est plus vieux que la majorité des étudiants de son groupe. Ayant appris jeune à vivre avec son handicap, il s'est habitué à être différent des autres.

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Chamroeun est très apprécié de ses professeurs. Il est choyé, ce sont toutes de charmantes institutrices. Sonsun lui sert de référence masculine. Sa maman travaille la nuit dans un marché de rue et son père est souvent absent.

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Charoeun vous dit "Akun tchrang" "Merci beaucoup" de lui faciliter son entrée dans la vie .

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Chikang, 9 ans, a été mis sur notre route il y a plusieurs années. Il vit dans un milieu rural très éloigné et souvent il ne mange pas à sa faim. Parce que lui et sa maman son atteints du sida, ils sont rejetés de leur entourage. Toutefois, grâce aux médicaments qui lui sont offerts gratuitement, son état de santé s'améliore d'années en années et son système immunitaire se renforcit. Le secret de leur bonne santé est de toujours garder le sourire et d'apprécier le quotidien.

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Sonsun fait un peu figure de papa et moi de grand-père pour Chikang. Malheureusement Sonsun étudie à 360 kilomètres et moi j'habite sur un autre continent. Nous voyons à ce qu'il y ait des ressources sur place pour assurer une certaine continuité. Nous voir arriver à moto avec 50 kilos de riz et de la nourriture fraiche, c'est la garantie de moins de soucis pour de nombreux repas à venir. C'est la joie totale.

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Chikang habite avec sa mère et son grand frère qui lui est en parfaite santé.

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Chikang se fait le gardien du précieux sac de riz que nous lui avons offert.

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La case familiale d'une pièce  a été rénovée quelques jours après mon départ.  Fournir les matériaux n'était pas suffisant. Il a fallu organiser une corvée d'entraide locale. Souvent les gens étaient indisponibles et remettaient à demain le début des travaux.

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Pin habitait avec sa maman une espace minable d'une seule pièce infestée de rats. Le père les a abandonnés et son frère handicapé mental habite avec ses grands-parents pauvres loin à la campagne.

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Pin et sa maman gardaient le sourire malgré cette pièce minable où ils habitaient. Le soir, c'était l'infestation par les moutisques qui pouvaient facilement pénétrer par toutes les ouvertures des murs et du plafond. À droite en bas, les planches servaient de lit pour les deux et à gauche c'était le coin cuisine.

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Grâce à votre aide au loyer, ce fut la fin du cauchemar une semaine plus tard . Ils habitent maintenant une chambre en beton, à l'étage, avec deux fenêtres , une bonne aération et une douche, une toilette et un plancher en tuiles. Pour la première fois de sa vie après plus de 45 ans d'existence, la maman dort dans un vrai lit avec un matelas  Nous avons acheté un petit lit pliant pour Pin. Pour eux c'est le paradis. Pin retournera à l'école pour terminer ses études secondaires et accéder ensuite à un niveau supérieur d'éducation.

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Sonsun stimule Pin dans le désir de poursuivre ses études. À cause de l'absence du père et de la maladie mentale du frère, ce réel contact de grand frère lui est très précieux.

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Sonsun étant retourné à Phnom Penh pour ses études, nous célébrons modestement mon anniversaire dans un restaurant local avec Kimkhorn, Pin et sa maman. Nous nous régalons de curry, de légumes et de riz.

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La dimension enseignement de mon travail humanitaire est très importante. Les ressources de la psychologie et de la communication sont peu développées. Il existe un réel besoin de formation au niveau du personnel hospitalier: médecins, infirmières, personnel administratif et auxiliaires de l'hôpital.

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C'est avec beaucoup d'attention et de respect que les participants écoutent les enseignements qui leur servent dans leur vie professionnelle et personnelle.

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Ces rencontres favorisent également les échanges en counselling individuel.

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L'université m'invite à m'adresser à leurs étudiants en sciences humaines et en psychologie afin de les informer des plus récentes découvertes dans ce domaine.

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On écoute attentivement mais on pose peu de questions. Des moines assistent à ces cours pour transmettre par la suite à leur communauté leur savoir dans le domaine. Un moine ne doit jamais prendre place à çôté d'une jeune femme. Ici  les étudiants font aussi des demandes de consultations individuelles professionnelles suite à la présentation. On est très discret sur sa vie privée qu'on ne désire pas partager devant la classe, le jugement des autres occupant une grande place. Perdre la face serait vraiment dramatique.

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Beaucoup de boulot avec pleins de petits bonheurs en récolte: l'impression de contribuer modestement au tout universel.

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Si vous désirez faire partie de cette grande aventure humanitaire, veuillez faire provenir vos dons à l'adresse suivante. Un clic sur CONTACTER L'AUTEUR (en haut à gauche au tout début de ce blog) et vous faites déjà partie de l'aventure humanitaire. Je vous contacterai aussitôt que possible pour vous indiquer comment acheminer votre support financier

Vous serez régulièrement informés par ce BLOG et par courriel individuel de l'utilisation sur le terrain de vos dons. Aucun frais administratifs ne seront perçus car tout l'argent reçu est utilisé directement et uniquement pour répondre aux besoins des gens du pays sur place en nourriture, en vêtements, en médicaments, en bourses d'études, en matériel scolaire etc...

N'hésitez pas à vous inscrire à notre Newsletter afin d'être avisé de toute nouvelle parution sur ce BLOG.

 

MERCI DU FOND DU COEUR !

 

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Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit
pour pouvoir changer quelque chose,
essayez donc de dormir avec un moustique
et vous verrez
lequel des deux empêche l'autre de dormir.

Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama

 

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Le froissement d'une aile de papillon change le cours des étoiles.

 

parole zen

 

 

 

 

 

 

 

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jeudi 10 décembre 2015

AIDE HUMANITAIRE *** CAMBODGE 2012 ***

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J'ai été en 2012 très très occupé par mon travail bénévole humanitaire sur place en Asie du Sud-Est: besoins énormes, secteurs infinis, grande pauvreté et pleins de démunis.

Je vous donne ci-dessous un très bref aperçu de ce qui a été fait.
Cette année encore j'ai manqué de fonds pour tout faire ce que j'aurais voulu.

50% de la population du Cambodge est âgée de moins de 25 ans.

C'est donc dire tous les enfants, la misère et les besoins vitaux à combler.

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VOICI LES SECTEURS D'AIDE 2012 :

Bourse d'études à SonSun, jeune étudiant de 25 ans en Pédiatrie 

à l'Université Internationale de Phnom Penh. Sa cinquième année d'études débute en août 2012. Il aura complété son programme d'études de 8 ans en 2016. SonSun que nous supportons depuis 4 ans est issue d'une famille pauvre d'agriculteurs courageux. 

Sa mère cultive et vend le maïs et son père travaille à la rizière.

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SonSun a commencé  son internat très exigeant: il est présent à l'hôpital 5 matinées par semaine de 6h à midi et trois nuits de 18h à 6h. 

De plus, il assiste 5 jours par semaine à des cours théoriques de 13h à 17h à l'université .

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Nous travaillons aussi avec le ANGKOR HOSPITAL for CHILDREN  (AHC)

de Siem Reap au Cambodge.

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L'hôpital d'Angkor pour Enfants où je suis bénévole humanitaire (AHC) reçoit et traite gratuitement plus de 350 patients par jour pour un total de plus de 120,000 enfants par année. 

Imaginez le coût en personnel, en médicaments et en opérations.

Son action se concrétise aussi à l'extérieur du site de l'hôpital principal.

Notre aide financière sert exclusivement à l'assistance directe aux bénéficiaires.
 
Voici les domaines de notre contribution :
 
Aide aux villages éloignées et aux communautés :
 
Prévention, Hygiène, Enseignement, Traitements de base.
 
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Visites à domiciles des enfants infectés par le VIH.
 
Souvent ils sont orphelins et élevés par la grand mère, le grand père ou par des voisins. 
Ils peuvent aussi vivre avec leur mère elle-même séropositive.
 
En plus des médicaments et des vitamines, de la nourriture et parfois des vêtements
sont donnés aux familles à chacune des visites.
 
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Ces visites peuvent également concerner des enfants souffrant de malnutrition. 
 
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Formation en psychologie transpersonnelle et en communication
aux médecins, infirmières et au personnel hospitalier.
 
J'offre au personnel soignant des cours en psychologie adaptés aux problèmes auxquels ils ont à faire face dans leur communication  entre eux, avec les patients et les parents des patients.
L'intérêt des participants est remarquable. 
Ils veulent apprendre et améliorer leur efficacité de
SOINS ET DE PRÉSENCE AVEC COMPASSION.
 
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Aide financière, Formation et Suivi individuel
à la Clinique Satellite de Sotnikum 
à 50 km de l'hôpital principal de Siem Reap.
 
 
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Cette clinique est un pavillon construit derrière l'hôpital provincial actuel qui nous réfère les enfants sérieusement malades ayant un besoin pressant d'aide médicale plus spécialisée.
 
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Une partie de l'équipe de médecins et d'infirmières parcourt chaque jour 100 km pour se rendre à la clinique.
J'ai y donné de la formation ainsi que du suivi en individuel et en petits groupes de travail.
 
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Nous y avons également fait construire
un local spécialement aménagé pour isoler les nouveaux nés des autres malades
 
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ainsi qu'une filière sécurisée pour les dossiers médicaux.
 
 
Assistance au département d'ophtalmologie 
qui vient de terminer la construction de sa salle d'opération  
adjacente au bureau du bon Dr Phara.
 
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Bourse d'études pour une deuxième année au petit Chamroeun
au New York International School de Siem Reap.
Il y reçoit des cours d'anglais 5 jours semaines.
Ce jeune  a retrouvé la vue dans son oeil gauche après une délicate opération du Dr Phara
il y a 2 ans. Son oeil droit a été retiré suite à des problèmes à la naissance.
 
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Aides sporadiques circonstancielles (vêtements, nourriture, médicaments) 
à des enfants et à des familles pauvres rencontrés au hasard
des synchronicités du quotidien.
 
 
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Dans le cadre de ma contribution d'enseignant bénévole, 
j'ai eu le privilège d'enseigner à plusieurs reprises à 85 étudiants de la 
Faculté de Psychologie de l'Université Royale de Phnom Penh.
 
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Plusieurs d'entre eux étaient finissants à la maîtrise.
 
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Et les vaches ?
 
Les trois vaches que nous avons offertes à des familles pauvres d'agriculteurs, il y a deux ans, sont maintenant 7 et elles se portent très bien fournissant un engrais de qualité pour les champs. 
Elles sont également une sécurité financière en cas d'urgences soudaines de santé.
 
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Voilà ce que j'avais à vous partager en vous exprimant toute ma GRATITUDE pour votre précieux soutien sans lequel mon action humanitaire ne serait pas possible.
 
La campagne de souscription 2012-2013 est déjà ouverte.
Je compte sur vous pour inviter toute personne susceptible de nous aider
à se joindre à notre belle famille d'entraide humanitaire.
 
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Une goutte d'eau dans l'océan des besoins, 
mais une goutte d'eau qui aurait manqué à l'océan 
si elle n'avait pas été là. 
 
Mère Thérésa
 
 
 

samedi 5 décembre 2015

Le regard neuf du jeune Cambodgien Charoeun.

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J'ai connu Chamroeun en 2010. Il avait alors 11 ans.
Ça s'est passé près du marché, vers 14h, alors que le soleil plombait à 40C. Dans une petite boutique du vieux marché, des jeunes dessinent. C'est une école de peinture qui a pour mission de permettre aux artistes en herbe d'être découverts. Chamroeun est dans son coin à dessiner attentivement. Ce qui retient mon attention c'est la position de son visage à peine à quelques centimètres de sa feuille de papier. Je m'informe auprès du professeur qui me dit que ce jeune est presqu'aveugle. Je lui mets la main sur l'épaule et il me regarde souriant avec étonnement. J'ai un choc: son oeil droit est inexistant. Je pense immédiatement à mon ami le Dr Phara ophtalmologue qui oeuvre à l'Hôpital pour Enfants d'Angkor. Je décide donc de lui amener ce petit pour lequel il peut sans doute faire quelque chose. Je demande au professeur de dire au jeune homme de revenir au même endroit le lendemain matin à 9h avec ses parents.

Un peu plus tard, je rencontre Phara qui accepte généreusement de recevoir Chamroeun en priorité. Autrement la liste d'attente peut être longue. Le Dr Phara reçoit plusieurs dizaines d'enfants de tout le Cambodge chaque jour.

 

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Chamroeun était bien au rendez-vous devant la boutique avec sa maman. Nous nous dirigeons sans tarder vers l'hôpital.
Le docteur Phara me dit qu'il n'y a rien à faire avec l'oeil droit du petit. Toutefois, il peut opérer l'oeil gauche en y posant une lentille qui donnera à Chamroeun une vision à au moins 85% au lieu du 15% actuel.Ce jeune n'arrive même pas aujourd'hui à voir au tableau à l'école. Ce handicap devrait disparaître bientôt.

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Chamroeun est très impressionné par tous ces appareils utilisés par le Dr Phara en préparation d'une intervention chirurgicale qui changera sa vie pour toujours. Un examen minutieux doit précéder l'opération qui se déroulera dans quelques mois car la liste d'attente est longue.

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Sans trop savoir ce qui se passe, Chamroeun et sa maman sont très heureux d'apprendre qu'on leur promet un futur meilleur pour l'enfant. Sur le front de la mère, la trace d'une ventouse, médecine traditionnelle utilisée pour soigner les maux de tête et la grippe. Cette brave femme travaille toute la nuit à vendre des friandises sur la rue devant l'hopital provincial. Son mari conduit une moto-taxi.

 

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 Chamroeun vient d'une famille de 5 enfants. Il a trois soeurs et deux frères.

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 Cinq ans plus tard, ils ont bien changé. La soeur aînée de Chamroeun a maintenant deux enfants.

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 L'opération à réussi. Chamroeun est émerveillé que toute cette brume ait soudainement disparu. Il a maintenant tout un monde nouveau à découvrir!. Sa maman me demande timidement si je ne pourrais pas aider son fils à apprendre l'anglais afin de favoriser la réussite future de sa vie. J'accepte immédiatement la proposition. Comme Chamroeun ne connaît pas un mot d'anglais et afin qu'il reçoive un enseignement adéquat, je l'inscrit à l'école internationale. Une condition toutefois: il doit se retrouver avec de très jeunes élèves débutants de niveau primaire. Il sera le plus vieux et le plus grand de sa classe. Chamroeun est d'accord. Il se fait couper les cheveux pour sa première journée avec ses nouveaux amis. C'est un choc cette rencontre car il n'est jamais sorti de son village.

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Avec le port de l'uniforme, il n'y a plus de discrimination sociale. Ça permet à Chamroeun une intégration plus facile.

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Quelques mois plus tard, Chamroeun fait déjà fièrement une première lecture de mots devant sa classe.

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Chamroeun est fier de lui-même. À chaque jour, il prend de plus en plus d'assurance et il se fait plein d'ami(e)s.

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 Je ne rencontre Chamroeun que quelques jours par année. Il est très attachant et reconnaissant de notre présence.

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La famille de Chamroeun est elle aussi pleine de gratitude. Dans le futur, il trouvera sans doute une meilleure situation sociale que la leur. Fidèle à la tradition, il fera bénéficier sa famille d'une meilleure qualité de vie.

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 L'uniforme est passé du vert au rouge. Chamroeun passera maintenant dans la cour des grands.

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 Grâce à votre généreuse participation, la vie de Chamroeun se dirige vers un mieux-être furtur assuré.

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L'autobus scolaire ramène chaque jour Chamroeun à la maison. Il habite à l'extérieur de la ville dans une zone rurale pauvre.

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Chamroeun est bien fier d'étudier à l'école internationale. Sur sa carte d'identité, sa photo du tout début. De gamin il est devenu adolescent en belle croissance.

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Chamroeun a plein d'amis. Il est fidèle en amitié, attentif, discret, et présent.

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 À 13 ans, Chamroeun évolue bien dans sa vie. Il parle anglais de mieux en mieux et nous pouvons enfin communiquer bien ensemble.

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Il faut maintenant songer à changer les lunettes de Chamroeun. Après un examen chez l'opticien, nous lui procurons de nouvelles lentilles et une nouvelle monture. Makara et Kimkhorn que nous supportons également, considèrent Chamroeun comme leur petit frère. 

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Chamroeun habite avec sa famille dans une modeste maison. Le balcon extérieur c'est sa chambre à coucher. Aucne intimité n'est possible.

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Chamroeun partage le lit avec son papa. Le moustiquaire est indispensable pour se protéger des moustiques qui surgissent de partout. Entre chacune des planches du plancher, des espaces qui servent d'entrées aux moustiques et aux geckos qui veulent les bouffer. Tout est impeccable de propreté dans cette modeste habitation.

 

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Chamroeun est très fier de ce diplôme d'appréciation de ses excellents résultats d'anglais à l'école internationale.

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Chamroeun cumule les certificats d'appréciation. Il est l'un des meilleurs élèves de son école.

 

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En guise de cadeau précédant la remise officielle à Chamroen de son certificat national de réussite, il reçoit du Dr Phara, une prothèse visuelle qui changera à jamais son faciès et augmentera sa confiance en lui...

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...et fera de Chamroeun l'un des plus beau mec de son école!

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Avec ses nouveaux yeux et son nouvel uniforme bleu Chamroeun est tout beau.

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Toutefois ses chaussures sont trouées. Il ne peut se présenter comme cela à la fête.

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Nous nous rendons donc au marché public où Chamroeun a l'embarras du choix. Il aura dorénavent des chaussures décentes.

 

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C'est la fête à l'école. À cette occasion Chamroeun sera honoré devant ses pairs pour sa performance. Il s'est classé troisième dans le concours provincial de langue du Cambodge. De nature réservée, il est intimidé devant tous ces honneurs publics.

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L'école au complet est réunie et dans un moment Chamroeun sera honoré devant ses camarades.

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C'est la consécration: Chamroeun, avec son regard neuf, est présenté à toute son école !

 

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Ça y est c'est fait. Il a reçu le certificat officiel de reconnaissance. BRAVO Chamroeun !

 

Sans la participation financière des généreux donateurs du Québec et de la France,

la merveilleuse histoire que vous venez de lire n'aurait pas été possible.

Vous avez à jamais changé la vie de Chamroeun

 

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GRATITUDE !

 

 

 

 Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir

et c'est en le donnant qu'on l'acquiert.

Voltaire

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mercredi 25 novembre 2015

Thaïlande: Loy Krathong, pardon, lâcher prise et espoir...

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La Gratitude est une attitude fondamentale d'ouverture du coeur dans un monde tourné sur lui-même.

L'appréciation mène à l'altruisme et au partage.

Aujourd'hui en Thaïlande on nettoie le négatif, on demande pardon, on pardonne, on apprécie et on remercie.

Loy Krathong est une célébration thaïe importante qui a lieu à chaque année, en novembre,

à la pleine lune du douzième mois lunaire.

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 Ce festival rend hommage au Bouddha et aux rivières qui donnent la vie.

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Ce rituel est sacré. Des tous petits enfants, aux adolescents, aux adultes et aux aînés, tous y participent religieusement.

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Très tôt le matin jusqu'à tard dans la nuit, les marchandes s'affèrent à créer des krathong avec amour et dévotion. Il y en a pour tous les goûts. Elles vendent leurs créations à un prix dérisoire.

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On rend grâce pour l'eau qui permet la subsistance et on demande pardon pour toute sa pollution ou sa mauvaise utilisation et son gaspillage au cours de l'année.

 

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Pendant ces cérémonies, on laisse flotter  des krathongs sur la rivière qui conduit au loin toute la malchance des douze derniers mois . 

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Au bout de la rivière, les gens pauvres attendent dans l'eau les petits bateaux afin d'y recueillir les quelques pièces de monnaie qui s'y trouvent. Ce geste à première vue étonnant est très bien accueilli puisqu'il sert aux démunis.

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' Loy ' signifie « flotter », tandis que « Krathong » fait référence à la cuve en forme de lotus qui flotte sur l'eau . Le Krathong est généralement fait de feuilles de bananier enroulées autour du tronc d'un bananier ou une plante araignée de lys coupe. Il contient de la nourriture, des noix de bétel , des fleurs , des bâtons d'encens , des bougies et des pièces de monnaie .

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Amener son enfant à ce rituel ou le vivre avec sa bien aimée sera porteur de bonnes énergies pour ceux qui y participent.

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 Ce jeune est très centré avant l'abandon de son petit krathong à la rivière.

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Les enfants sont initiés à ce rituel en très bas âge. Participer en famille à ce moment sacré sera porteur de bien-être pour tous.

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 L'émerveillement des enfants contribue à l'intensité du rituel à la rivière.

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Je me sens privilégié de pouvoir me joindre à la grande famille thaïlandaise pour ces moments de lâcher prise, de purification et de libération intérieure.

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Les bonzes contribuent activement au rituel. Depuis leur temple, ce sont eux qui partagent la flamme sacrée avec les participants. Le temple sera en grande activité nocture pour trois jours. Des centaines de personnes viendront y poser leur krathong et en site allumer leur yi peng qui s'élèvera vers le ciel avec leurs demandes de bonheur et de succès.

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Les lanternes célestes (également appelées lanternes volantes ou lanternes chinoises) sont des ballons à air chaud traditionnels utilisés depuis plusieurs siècles en Asie du Sud-Est.

 

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Fonctionnant sur le même principe que la mongolfière, ces lanternes ressemblent à de gros lampions capable de s'envoler. 

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À ce moment de pleine lune, les bonzes se rasent la tête en signe d'humilité et exceptionnellement sortent sur la rue à minuit pour recevoir nourriture et dons afin de permettre aux fidèles d'accumuler des mérites. C'est un bon moment pour demander la protection du Bouddha.

 

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Les mongolfières sont conçues à partir de papier de riz fixé sur un cercle de bambou, et disposent d'un brûleur en papier de cire, relié au cercle de bambou par deux ou quatre fils de métal.

Une fois allumée, la flamme chauffe l'air contenu dans la lanterne, abaissant ainsi sa densité, ce qui a pour effet de faire s'élever la lanterne dans les airs. Les lanternes célestes sont conçues pour voler tant que le brûleur reste allumé, après quoi elles redescendent lentement vers le sol.

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 Ces moments spéciaux permettent aux familles de se retrouver avec beaucoup de ferveur. Les asiatiques ont conservé dans leur vie au quotidien une profonde présence du mystique, du sacré et du spirituel.

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Les thaïlandais utilisent des lanternes célestes connues sous le nom de Khoom Loy. Les habitants du nord de la Thaïlande utilisent les lanternes célestes tout au long de l'année pour célébrer toute type d'occasions (mariages, anniversaires ...).

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Ce rituel est également pratiqué en famille pour s’attirer la bienveillance céleste.

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La plupart des lanternes célestes sont biodégradables (le papier de riz se désagrège au contact de l'eau). Par souci de sécurité, certaines sont entièrement traitées contre le feu (traitement ignifuge) afin d'éviter au papier de s'enflammer au décollage ou pendant le vol.

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Le Loy Kratong est célèbre pour ses lâchers spectaculaires des lanternes . À l'occasion de cette fête, des milliers d'amoureux se réunissent sur les berges des fleuves, y disposent des lanternes flottantes, lancent des feux d'artifices et lâchent ensemble une lanterne céleste. Ce geste est symbole de chance, la tradition voulant que les problèmes de chacun s'envolent au vent avec les lanternes.

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 Après les rituels et la prière, on célèbre en bruits et en lumières : sanouk sanouk ! Les thaïs ont le sens de la fête.

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C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nelson Mandela, prix Nobel de la paix 1993

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Soyez à vous-mêmes votre propre refuge.

Soyez à vous-mêmes votre propre lumière.

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Les gens sont éclatants et brillent lorsqu'il y a du soleil. Mais lorsque l'obscurité s'installe,

leur véritable beauté est révélée seulement s'il y a une lumière qui vient de l'intérieur.

Élisabeth Kübler-Ross

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 La gratitude est un donné pour un reçu. Un échange non point hasardeux mais conscient. De n'importe quelle façon nous devons remercier pour ce qui nous est donné, sinon nous sommes en état de dette permanente. Ce n'est pas que ce soit mauvais, c'est simplement dommage, parce que la gratitude mène à la relation.

Et dans la relation, il n'y a plus d'indifférence.

Nous donnons, nous recevons, nous participons à la respiration du monde .

 El Chura  'Les sept plumes de l'aigle'.

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Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière.

Victor Hugo

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mardi 24 novembre 2015

Tatouages et mysticisme au Laos et en Thaïlande.

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Au début de chaque année, une cérémonie très particulière regroupe des jeunes hommes dans un temple près de Bangkok. On assiste alors au tatouage par des moines maîtres dans le domaine, de centaine d’hommes venus chercher protection supplémentaire dans leur vie. Ce sont des gens souvent engagés dans des activités importantes parfois illicites. Ils sont exposés à de nombreux risques. Policiers, pompiers, gangsters, vendeurs de drogues, tous se retrouvent réunis dans le dessein de recevoir une protection accrue. Ils croient au pouvoir métaphysique des symboles anciens tout en vénérant le bonze comme étant le fils du Bouddha et possédant le pouvoir de transmission de la protection.
Les symboles ainsi gravés sur tout le corps sont appelés yantra ou sak yan. On y retrouve des représentations du tigre et du lotus ainsi que des mantras en Pali reproduisant les enseignements du Bouddha. On demande aussi à recevoir le tatouage du serpent magique, du tigre puissant ou du dragon sans peur. Le corps de certains hommes ressemble à un musée de versets en Pali.
Le tatouage est une ancienne tradition thaïe qui peut s’inspirer de trois éléments spirituels des pratiques tribales : Souffrance, Permanence et Perte du Sang source de vie. Cette triple association mystique signifie que  un processus souffrant, en ayant la croyance, permet à l’initié une occasion d’établir une relation transcendante avec les dieux ou d’acquérir des pouvoirs magiques et de la protection spéciale par la transe qui permet l’état de Vision.

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Le bonze tatoueur utilise une tige de métal de 50 centimètres pour perforer la peau et inscrire sa gravure sacrée. Autrefois, on utilisait la tige de bambou moins hygiénique et beaucoup plus souffrante.
Une douzaine de bonzes dans le pays sont reconnus pour leur pouvoir de tatouage sacré.

Un participant rapporte qu’il est arrivé à 3 h du matin n’ayant mangé qu’une soupe de nouilles. En méditation jusqu’à l’aube, il eut soudainement profondément peur et entendit alors comme un bruit d’avion dans sa tête. Puis ce fut la chair de poule et l’intensification du bruit et l ‘impression de possession en ressentant fortement la force du tigre tatoué sur son bras. La transe débuta et la perte de conscience ; le tout terminé, un grand épuisement s’en suivit.
Dans la tradition chinoise, on procédait au tatouage pour marquer le passage de l’adolescence au monde adulte.

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Peut-on faire un lien, dans notre société occidentale, avec cette mode accrue pour le tatouage? N’ayant plus trop de croyances mystiques ou de saints à qui se vouer, se tourne-t-on vers des pratiques anciennes pour acquérir Force et Protection ? Et pour ce qui est des tatouages à connotation amoureuse, essaie-t-on d’assurer une Permanence à ce qui ne pourrait être que cyclique ? Les rituels et le sacré sont partie intégrante de l’humain quel qu’il soit et où qu’il soit. L’utilisation de la drogue pour atteindre des états modifiés de conscience pourrait en être l’évidente manifestation. Ici, en Asie, méditation, rituels, mysticisme et respect du sacré font partie du quotidien. C’est une ressource intérieure indispensable à la vie. Ça se sent et ça se respire et ça transpire.

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En Thaïlande, on vénère au même niveau le roi et le Bouddha. Le profane et le sacré, le coeur et l'âme cohabitent harmonieusement. Une profonde relation d'amour et de respect exhiste entre le peuple et son souverain. Longue vie au roi !

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samedi 14 novembre 2015

SOLIDARITÉ et COMPASSION pour toute la FRANCE

Expression de toute notre solidarité et de notre compassion

à tous nos cousins français et parisiens depuis l'Asie du Sud-Est.

Pensées spéciales pour ces généreux donateurs et donatrices de France qui nous soutiennent dans notre présence humanitaire en Asie.

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vendredi 15 août 2014

UN BOUDDHA POUR CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE.

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Dans un temple, on retrouve toujours plusieurs représentations du Bouddha.

On veut ainsi éviter l'idolâtrie du prophète.

On se retrouve donc dans l'esprit des enseignements du Bouddha et non à l'adorer.

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Le Bouddha, personnage dont l'historicité n'est pas mise en doute, est un chef spirituel du VIème siècle avant notre ère qui aurait vécu environ quatre-vingt ans.

Dans les pays (Thaïlande, Laos, Cambodge) où est pratiqué le Bouddhisme Théravâda (dit "du petit véhicule"), chaque jour de la semaine est attribué à un Bouddha se tenant dans une posture spécifique.

La tradition veut que les fidèles prient de préférence le Bouddha de leur jour de naissance.

L'alignement des bouddhas de la semaine commence par le dimanche.

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Pour connaître votre jour de naissance, veuillez consulter le lien suivant:

http://www.monvraianniversaire.com/

 

 

Bouddha du lundi :

Phra Harm Samot : "Pacifier ses proches". 

Ce Bouddha est debout, avec une ou deux mains tendues paumes en avant devant lui. Cette posture rappelle le rôle pacificateur et protecteur du Bouddha. Il est le garant de la paix. Il convainc sa famille en contestation de faire des compromis pacifiques. C'est l'attitude de la "maîtrise des passions" rappel de la parabole selon laquelle le Bouddha accomplit le miracle de calmer l'océan. 

La couleur reliée au lundi est le jaune.

 

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Bouddha du mardi :

Phra Sayiasna: "Atteindre le nirvanna".

 

Ce Bouddha est dans la posture du Parinirvana .

Il est couché sur son côté droit, la main droite supportant sa tête, la main gauche posée le long du corps, les deux pieds parallèles. Il est à l'aube de sa mort.

Les textes indiquent qu'il est entré dans le parinibbana le mardi.

Ses dernières paroles à ses disciples furent :

 

"Comme une flamme soufflée par le vent va se reposer et ne peut être définie,

ainsi le sage libéré de l'individualité va se reposer et ne peut être défini.

Il a dépassé toutes les images et est allé au delà du pouvoir des mots ".

 

La couleur reliée au mardi est le rose.

 

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Bouddha du mercredi (en journée):

 

Phra Oom-Baht : "Recevoir les offrandes".

 

Ce Bouddha est représenté debout, tenant un bol à aumônes de ses deux mains. Cette posture est un rappel du devoir pour les moines de suivre l'idéal de détachement et de pauvreté du Bouddha et d'aller chaque jour recevoir leur nourriture de la main des fidèles.

 

L'histoire raconte qu'après quatre années de son ministère, le Bouddha se rendit visiter son père, son jeune frère et son fils. Son père fut consterné d’apercevoir son propre fils en attente de recevoir des aliments dans un bol d'aumône. Le Bouddha le rassura  en l'informant que  la descendance du  Bouddha devait réaliser le pindabat qui consiste à être réceptif aux adeptes qui apportent avec dévouement des aliments quotidiennement  aux bonzes.

 

Encore aujourd’hui, tôt le matin, les fervents bouddhistes se rendent nourrir les bonzes qui parcourent pieds nus les rues de la ville pour recevoir la nourriture qu’ils ne pourront consommer que deux fois par jour, soit à 7 heures et à 11 heures. 

 

La couleur reliée au Bouddha  du mercredi (jour) est le vert.

 

 

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Bouddha du mercredi (après minuit et avant l'aube) :

Phra Pang Reerai 

Quand le Bouddha rechercha la solitude en forêt pour méditer sans les distractions causées par les querelles de ses disciples, le roi des éléphants lui apporta à boire. Ce Bouddha est représenté assis à l'occidentale, en train de recevoir des offrandes d'un singe et d'un éléphant. La main droite (qui est du côté de l'éléphant) est ouverte en signe d'acceptation, la main gauche (qui est du côté du singe) est tournée en signe de refus. Il est habituel de voir dans un jardin du temple, une image du Bouddha assis avec un éléphant lui offrant de l'eau pour le désaltérer et un singe essayant de le piéger en lui présentant un nid rempli d'abeilles. 

C'est le paradoxe du bien et du mal qui cohabitent à l'intérieur de chacun, la rencontre des opposés.

C'est l'appel à la vigilance.

La couleur reliée au Bouddha du mercredi soir est le bleu foncé.

 

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Bouddha du jeudi :

Phra Nung Samadhi : "Le Bouddha en méditation ayant atteint l'illumination".

Ce Bouddha est représenté dans sa posture classique de méditation, les jambes en lotus et les mains jointes. C'est le rappel de la posture classique de méditation : la position du lotus avec la plante des pieds bien visible, les mains reposant sur les genoux, la droite au dessus de la gauche avec tous les doigts tendus , paumes ouvertes vers le ciel. Dans cette position, le corps est réceptif à l'énergie qui entre par le haut de la tête et les paumes ouvertes des mains. 

 

La couleur reliée au Bouddha du jeudi est l'orange.

 

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Bouddha du vendredi :

 

Phra Rum Peung : "Le Bouddha en contemplation".

 

Ce Bouddha est représenté debout avec les bras croisés sur sa poitrine, la main droite recouvrant la main gauche. 

C'est un rappel de son hésitation devant la difficulté de communiquer son enseignement au monde après avoir atteint l'Éveil. Cette position implique une transformation spirituelle complète.

Après sept jours, le Bouddha quitta l'ombre de l'arbre de Pala et retourna à l'arbre Banyan. De là, il contempla la vérité et s'en pénétra et réalisa la profondeur où il était arrivé. Il sentit que les gens qui étaient esclaves de leurs passions auraient des difficultés extrêmes à le comprendre. Dans sa sagesse, il réalisa qu'il y avait des êtres qui pouvaient pénétrer le Dharma facilement, d'autres qui le pouvaient avec difficultés et d'autres qui n'y arriveraient pas. Les êtres humains sont comme les différents types de lotus qui vivent dans l'eau : certains restent profondément dans l'eau, d'autres émergent parfois et fleurissent progressivement, d'autres encore flottent et fleurissent. De même, les capacités des gens à comprendre le Dharma sont divisées en trois groupes : les personnes d'intuition rapide, les personnes qui comprennent après une longue réflexion et les personnes qu'il faut guider. 

 

La couleur du Bouddha du vendredi est le bleu-ciel.

 

 

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Bouddha du samedi :

 

 

Phra Naphrok :"Bouddha protégé par le roi des nagas".

 

 Ce bouddha est représenté en méditation profonde, assis sur un grand serpent enroulé (le roi des nagas) qui s'élève à le protéger, avec ses 7 têtes, du vent et de la pluie de la tempête qui fit rage pendant 7 jours.

Le Bouddha ignore le tumulte car il est soulevé au desus des vagues par le naga ("serpent" en sanskrit).

Le naga est le gardien et protecteur, médiateur entre ciel et terre, intercesseur entre ce monde et l'au-delà.

 

La couleur du Bouddha du samedi est le violet.


 

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Bouddha du dimanche :

Phra Tawai Neth : "Sept jours de recherche".

 Ce Bouddha est debout, les mains croisées vers le bas devant le corps. La main gauche est couverte par la droite. Cette attitude représente la période après que le Bouddha eut atteint l’Illumination. Il était parvenu à l'état d'Illuminé alors qu'il était demeuré assis sous un arbre (le Bho) pendant sept jours dans une profonde méditation. Il est dit qu'il se tint ensuite en méditation debout pour une très longue période pour ensuite atteindres une profonde intériorité. 

La couleur du Bouddha du dimanche est le rouge

 

 

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Enfin, il y a souvent une représentation du Bouddha qui n'est pas spécifique à un jour particulier de la semaine:

 

 

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"La victoire sur Mara"

 (Mara : anthithèse du Boudha.) Gautama (le Bouddha) demeure asis sour l'arbre du Bodhi ("Bohi", terme pâli et sanskrit signifiant l'Éveil. Dans le bouddhisme, le terme s'applique à une personne libérée du samasara, le cycle des renaissances et le tourbillon des passions jusqu'à atteindre l'illumination.

Orienté vers l'Est. Il médite là, visage tourné vers l'Orient, résolu : “même si mon sang s'assèche et qu'il ne me reste que les os secs, je ne bougerai pas de cet endroit avant d'avoir atteint l'illumination.”
Au même moment, Mara, le démon, vient pour essayer de le distraire et le décourager de son effort. Le tentateur, envoya ses filles pour le séduire en dansant - mais Gautama n'ouvrit guère les yeux ; les filles se dissipèrent.

Défait par la sagesse suprême du Bouddha, il est forcé de se retirer.
Le matin suivant, le Bouddha atteignait l'illumination.

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Puis Mara dénia l'éveil de Gautama, qui fit le geste connu « la prise de la terre à témoin ».

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La terre trembla, prouvant l'éveil de Gautama . Mara fut vaincu.

 

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Puisse l'énergie du  Bouddha du lundi  me permettre d'apaiser les tempêtes (crées par le mental) qui envahissent parfois le coeur et l'âme des gens rencontrés sur ma route.

 

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Le secret de la santé, physique et mentale,
est de ne pas s'en faire avec le passé,
de ne pas anticiper les problèmes ou s'inquiéter du futur.
C'est de vivre sagement l'instant présent.

Paroles du Bouddha

 

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Ne croyez pas les individus, fiez-vous aux enseignements;

ne croyez pas les mots, fiez-vous au sens ultime;

ne croyez pas l'intellect, fiez-vous à la Sagesse.

 

Paroles du Bouddha

 

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mardi 24 juin 2014

Cambodgiens esclaves en Thaïlande

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Cambodgiens esclaves de la pêche

en Thaïlande.

Selon l’Organisation Internationale du Travail, bien que l’esclavage soit universellement interdit, il y aurait encore 21 millions d’hommes, de femmes et d’enfants esclaves dans le monde.  En Thaïlande, cela concernerait environ 500 000 victimes dont 90% seraient des migrants du Myanmar ou du Cambodge, vendus par leurs passeurs.

La Thaïlande est le troisième pays exportateur de produits de la mer, pour une valeur de 7 milliards de dollars. Ce succès est cependant le résultat d’une exploitation scandaleuse des ressources et des hommes, comme viennent de le confirmer plusieurs rapports récents.
En 1989, la Thaïlande a été frappée par un terrible ouragan qui fit plus de 1000 morts et disparus dans la pêche. Ce désastre provoqua une fuite des pêcheurs vers d’autres activités à terre, au moment même où le pays connaissait une forte croissance économique. Confrontés à une gigantesque pénurie de main-d’œuvre, les armateurs durent chercher des solutions, mais cette pénurie se poursuit et s’aggrave même puisqu’il manquerait 50 000 personnes dans la pêche, selon le Ministère du Travail. Pour répondre à leurs besoins, les patrons et armateurs ont dû avoir recours à de la main-d’œuvre clandestine venue du Cambodge et de Birmanie. Ces clandestins sont attirés par des marchands d’hommes (passeurs) qui paient les frais de voyage et attirent les étrangers en leur promettant n travail à terre dans des usines ou dans la construction.

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Pères de famille cambodgiens victime de l'arnaque qui non seulement leur a coûté très chers mais ils ne gagnent que leur nourriture. Impossible pour eux d'envoyer de l'argent pour faire vivre leur famille  au Cambodge.

Une fois sur place, perdus, sans connaissance de la langue, dépendant du courtier, ils sont vendus à des patrons de bateaux et des armateurs. Devenu pêcheur et soumis à un travail forcé, le migrant est endetté à la fois auprès du patron et du courtier car ceux-ci retiennent sur le salaire les sommes versées. Selon l’enquête de l’OIM en 2011, comme celle de l’OIT en 2013, presque aucun n’a de contrat de travail écrit. Beaucoup se retrouvent prisonniers de fait, sur des bateaux de pêche lointaine qui partent parfois pour des mois.

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Souvent, lorsque le bateau rentre au port, les esclaves-travailleurs sont transférés contre leur gré sur un autre bateau et le calvaire de certains peut durer jusqu’à deux ans et demi.

Il arrive qu’ils soient battus à mort lorsqu’ils sont malades et en incapacité de travailler. Beaucoup ont tenté de fuir et certains se retrouvent depuis des années sur des îles où ils essaient de survivre, sans aucun moyen de rejoindre leur pays. Parfois lorsqu’ils ont réussi à fuir à leur retour dans un port, ils peuvent être arrêtés par la police et emprisonnés. Leur statut de clandestin les maintient à la merci des patrons et des armateurs.


L’enquête de l’OIT menée auprès de 600 pêcheurs tente de donner une idée chiffrée de ces situations d’esclavage. 20% des pêcheurs interrogés travaillent sur des bateaux pour des marées de plus d’un mois. C’est parmi eux que l’on trouve les situations les plus dramatiques. L’OIT estime que 16% de ces pêcheurs sont en situation de travail forcé. Cela semble largement sous-estimé car les conditions de l’enquête ne permettaient pas aux pêcheurs de s’exprimer en tout liberté, souvent sous le regard du patron. Le rapport de l’OIM est beaucoup plus sévère et estime, quant à lui, que l’utilisation du travail forcé est systématique dans la pêche thaïlandaise. Il considère qu’une grande partie du poisson exporté par la Thaïlande est le produit du travail forcé.

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L’association Environmental Justice Foundation évalue à 200 000 le nombre de travailleurs forcés dans la pêche sur 650 000 pêcheurs dans le pays. Cette association a également produit un film sur les conditions misérables de ces pêcheurs.
Il existe un début de prise de conscience des autorités de la gravité du problème, mais l’arsenal juridique et policier est bien insuffisant. Les conditions de travail devront cependant changer sur les bateaux de pêche thaïlandais car le développement économique de la Birmanie et du Cambodge risque de tarir bientôt les sources de travailleurs forcés… Mais il faut avant tout des lois et des contrôles sur leur application pou protéger les travailleurs de la pêche et pas seulement une politique de promotion des exportations à n’importe quel prix.

Certaines crevettes vendues chez Carrefour (France) alimenteraient l'esclavagisme en Thailande C'est la conclusion d'une enquête de six mois mené par le Guardian. Le quotidien britannique explique que l'enseigne française fait parti des grands groupes de distribution, aux côtés des géants américains et canadiens Walmart, Tesco et Costco, qui se fournissent en crevettes auprès du numéro un du secteur Charoen Pokphand (CP) Foods. Or l'enquête prouve que cette société fait elle-même appel à des fournisseurs qui pratiquent un esclavagisme intense.

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CP Foods, société spécialisée dans l'élevage et la vente de crevettes et de plats préparés, achète du poisson pêché par des bateaux esclavagistes pour nourrir ses crevettes. D'après le Guardian, la main d'œuvre de ces bateaux serait constituée d'immigrants clandestins du Cambodge ou de la Birmanie voisine.

Leur quotidien devient alors infernal. Détenus de force, ils travaillent 20 heures par jour.

Pour les faire tenir, un seul plat de riz et surtout des méthamphétamines.

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D'anciens esclaves échappés des bateaux ont expliqué au Guardian qu'ils étaient régulièrement enchainés, battus et torturés. Les exécutions étaient aussi monnaie courante. L'un des rescapé affirme avoir vu 20 des ses camarades se faire tuer, l'un d'entre eux aurait même été écartelé.

«Carrefour condamne avec force, s'ils sont avérés, les faits rapportés par The Guardian», assure une porte-parole. «Par mesure conservatoire, Carrefour décide de suspendre immédiatement ses achats directs ou indirects auprès de cette entreprise jusqu'à ce que la lumière soit faite», explique-t-elle.

 

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CP Foods, de son côté, a reconnu l'existence de cet esclavagisme dans sa chaîne de production mais dit «manquer de visibilité» sur l'importance du phénomène.

Une dérive plusieurs fois condamnée

L'esclavagisme dans l'industrie de la pêche thaïlandaise est connu de longue date. Le pays est régulièrement pointé du doigt par l'Organisme international du travail. Même s'il n'existe aucune statistique officielle, le gouvernement estime que sur les 300.000 personnes travaillant sur les bateaux de pêche, 90% sont des migrants susceptibles d'être exploités. Malgré cette prise de conscience, les autorités tardent à réagir par crainte de mettre en péril l'intégralité de la filière qui pèse 7 milliards de dollars.

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La pêche est un enjeu économique vital, notamment les crevettes dont la Thaïlande est le premier exportateur mondial. Chaque année, 500.000 tonnes de ce crustacé sont exportées.

 

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Avec ce nouveau coup de projecteur, les ONG attendent une action ferme de la part des géants de la distribution, essentiellement ceux clients de CP Foods qui produit 10% des crevettes exportées. Pour l'ONG Anti Slavery International, les distributeurs pourraient encore renforcer leur contrôle sur leurs fournisseurs et les obliger à bannir l'esclavage sous peine de rompre le partenariat. Elles attendent aussi un sursaut de la part des consommateurs. «Si vous achetez des crevettes de Thaïlande, vous achetez un produit issu de l'esclavage», prévient Aidan McQuade, directeur de Anti-Slavery International.

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Des immigrés traités comme des esclaves dans des poissonneries thaïlandaises qui fournissent des crevettes aux grands supermarchés occidentaux.

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Après six mois d'enquête, ces révélations sont suffisamment graves pour que les Etats-Unis mettent ce pays sur leur liste noire. "Washington va adresser directement ces accusations de trafic humain dans un rapport prévu pour la fin du mois", poursuit le journal. La Thaïlande pourrait être déclassée au niveau trois du classement américain sur l'esclavage, aux côtés de l'Iran, de la Corée du Nord et de l'Arabie Saoudite - soit le plus bas niveau. Ce système classe les pays selon les mesures qu'ils prennent pour lutter contre la traite d'être humains. Un mauvais score entraîne des sanctions économiques et la perte de l'aide au développement.


L'année dernière déjà, indique The Guardian, la Thaïlande avait échappé à une relégation pour la troisième année consécutive. Les travailleurs birmans ou cambodgiens que le quotidien britannique a interrogés racontent qu'ils ont payé des passeurs pour qu'ils leur trouvent du travail dans le pays, mais ces derniers les ont vendus à des capitaines de bateaux pour des sommes dérisoires, de l'ordre de 420 dollars (310 euros).

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Un jeune enfant-esclave cambodgien sans salaire doit charger des barils 12 heures par jour pour un bol de riz.


"Bien que l'esclavage soit interdit partout dans le monde, y compris en Thaïlande", poursuit le journal, l'Asie du Sud-Est est considérée une zone extrêmement critique : tant à cause du trafic d'êtres humains et que du travail contraint qui y sont pratiqués." D'après l'index global de l'esclavage, un demi-million de personnes sont esclaves dans cette région".

"Le NCPO se concentrera sur la répression des personnes influentes qui tirent des avantages de la traite des travailleurs illégaux,"  a déclaré le président de la junte militaire de Thaïlande dans son programme hebdomadaire.

Le déclassement de la Thaïlande dans le rapport des États-Unis 2014 sur la traite d'êtres humains est automatique sous une nouvelle règle. Le pays ne pouvait pas s'améliorer suffisamment pour bénéficier d'une mise à niveau, selon la junte.
 

 

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Les travailleurs migrants illégaux trient du poisson fraîchement pêché par taille sur un marché de Samut Sakhon, au sud de Bangkok.


Traite et exploitation avaient été un problème chronique en Thaïlande bien avant la NCPO ne prenne le pouvoir en mai, et le dernier classement a été basé sur la performance du pays d'avril 2013 à avril 2014, a déclaré le chef de la junte.
Le colonel a ajouté que le NCPO était déterminé à apporter des améliorations importantes à l'application des lois anti-traite, protéger les victimes de la traite et de punir les auteurs. Un comité a été mis en place.

 

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Plus de 200,000 cambodgiens illégaux ont quitté la Thaïlande depuis le coup d'état de mai 2014.

 

 

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http://youtu.be/pYwFea0I8II

Afin de leur permmettre de retour travailler légalement en Thaïlande, le gouvernement Cambodgien a changé les frais de passeport de 135$ à 4$.

Les khmers retournent donc en Thaïlande mais cette fois légalement sans devoir payer des "passeurs" et être à la merci de leur employeur thaï favorisant l'esclavage.

 

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Les passeports à rabais à 4$ sont offerts uniquement aux Cambodgiens  chercheurs de  travail légal en Thaïlande. Un premier groupe de 222 travailleurs a traversé le 23 juin la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Il se dirigeait vers une usine alimentaire supervisée par  les ministères des affaires extérieures des deux pays. Une vingtaine d'agences de recrutement acceptent maintenant les applications au Cambodge de ces travailleurs qui précédemment étaient illégaux en Thaïlande et veulent régulariser leur statut. Le centre national thaïlandais pour la paix et l'ordre (NCPO: National Center for Peace and Order) supervisé par le chef du coup militaire du mois de mai a assuré qu'il mettrait bien en place un système de légalisation et de protection des travailleurs étrangers.

 

MERCI DE NE PAS ACHETER DE CREVETTES IMPORTÉES DE THAÏLANDE

ET DE NE PAS ACHETER DE PRODUITS CONGELÉS CP.

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Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l'esclavage : on en changera tout au plus le nom.

Marguerite Yourcenar (1903-1987)

lundi 10 mars 2014

Cambodge : visite à Chikang (9 ans) qui habite avec sa maman (45 ans). Tous les deux sont séropositifs.

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Se rendre visiter Chikang et sa maman est toute une aventure. Il faut faire plusieurs heures de routes en moto en se protégeant bien du soleil et surtout de la pollution créée par la poussière. Sonsun est très prudent comme conducteur. Ça rend le trajet très agréable et détendu.

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Nous offrirons 50 kilo de riz à la famille. Il faut choisir un riz nutritif et de bonne qualité.

 

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Sonsun est excellent pour négocier le prix du sac de riz.

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Le tout est chargé sur la petite moto. Cinquante kilo posés devant le conducteur ça protège aussi bien qu'un coussin gonflable de voiture.

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Pour le repas du midi en famille, nous achetons du poulet fraîchement grillé sur des bouts de bambou.

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Nous empruntons une route en terre qui conduit jusqu'à la modeste cabane de Chikang. À chaque passage d'une moto, d'un tracteur ou d'un camion, on doit s'arrêter car la poussière nous bloque totalement la vue.

 

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Nous voilà devant l'habitation familiale d'une seule pièce. Elle est en très mauvais état. Les murs s'effondrent, le toit coule et la charpente est dangereusement abîmée. Grâce  à la générosité des donateurs occidentaux, tout sera refait dans les semaines qui viennent.

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Sopha, le demi-frère de 13 ans,  vient vers nous. C'est un risque que nous prenions de rendre visite sans préavis. Mais comment faire pour s'annoncer. Ici, pas d'eau, pas d'électricité et encore moins de téléphone. Nous sommes en pleine brousse.

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Et voilà Chikang toujours aussi dynamique, enjoué, vivant et souriant. Ça fait plusieurs mois que nous ne nous sommes pas rencontrés. Il est manifestement très très heureux de nous revoir.

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Chikang et sa maman sont des êtres courageux et continuellement souriants malgré leur extrême pauvreté et leur état de santé précaire. Ils sont tous les deux atteints du virus du sida. L'hôpital pour enfants d'Angkor fournit gratuitement les médicaments à Chikang et un soutien social à la famille monoparentale.

Souvent ils n'on rien à manger et c'est alors qu'ils se rendent à la pagode pour manger les restants de nourriture des bonzes avant qu'on ne les donne aux chiens.

Nous accompagnons Chikang, sa maman et son frère aîné depuis plusieurs années. Le grand frère étant né d'un papa différent n'est pas atteint du sida.

C'est très encourageant car avec la trithérapie, leurs systèmes immunitaires se sont non seulement stabilisés mais également renforcis.

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Pour sa propre consommation et aussi pour vendre à ses voisins, la maman de Chikang a fait un magnifique jardin de légumes et d'herbes.

 

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Dans la maison tout est propre et bien rangé. On suspend les denrées périssables dans des sac plastiques pour éviter que les rats ou les poules ne les mangent.  À droite, un réservoir-filtre qui a été offert pour rendre l'eau potable. Les murs sont en papier noir de construction. Dans le sac à main beige  se retrouvent tous les avoirs de la maman. Tous dorment au fond, à gauche, par terre sur des nattes. Les filets-moustiquaires protègent des nombreux moustiques vorasses qui envahissent l'espace pendant toute la nuit: les lattes du plancher sont espacées et l'habitation est située tout près de la rivière.

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L'espace cuisson est tout à côté avec des bouts de bois pour faire le feu afin de cuire le riz.

 

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Sonsun annonce la venue prochaine du repas. Tous se précipitent et salivent à la vue de ce succulent poulet grillé.

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Sonsun a tout prévu : poulet grillé, riz aux légumes, soupe et petits gâteaux.

Plus personne ne parle : on mange, mange et mange.On se régale.

Chikang mange comme trois. Vraisemblablement, ça fait plusieurs jours qu'ils n'ont pas eu de vrai repas.

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Après s'être bien rempli la panse, Chikang et son cousin ont besoin d'exercices.  On s'épivarde aux champs.

 

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On rigole, on gesticule, on danse, on chante comme dans un grand moment de gratitude.

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La journée est terminée et nous avons une longue route de retour à parcourir. On se dit au revoir sans afficher de tristesse. On se quitte éblouis par ces radieux sourires qui nous sont offerts.

 

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Chikang nous dit AKUN TCHRANG (MERCI BEAUCOUP) en joignant ses deux petites mains.

Sa maman m'offre généreusement ce magnifique foulard khmer typique de son pays.

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vendredi 28 février 2014

Cambodge : la grand-maman de Sonsun à libéré son âme

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Aujourd'hui, Sonsun (étudiant en Pédiatrie) a quitté précipitamment son internat à l'hôpital de campagne de Bantea Menchay pour joindre sa famille bien triste. Ils vivaient tous autour de la petite habitation  familiale.

Sa grand-maman maternelle bien aimée a rendu l'âme suite à une cirrhose du foie. Elle n'avait que 69 ans.

Sa dépouille est simplement exposée dans sa modeste case en paille sur pilotis.

Sonsun dit qu'elle est très belle et qu'elle rayonne la paix. "Je n'arrive pas à pleurer" affirme-t-il.

Un haut parleur diffuse à haute intensité des chants funéraires à travers le village et ses rizières.

La crémation aura lieu demain midi à la pagode locale.

 

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Grand-maman Khak est un peu la deuxième maman de Sonsun.

Pendant que son papa et sa maman combattaient lors de la guerre au Cambodge, c'est elle qui élevait et protégeait les trois petits enfants dont le jeune Pov (Sonsun). Lors des tirs dans le voisinage, elle se cachait avec eux dans le puit.

Pendant des heures et des heures, Sonsun restait là à attendre, sous un arbre, le retour de ses parents.

Ces souvenirs sont toujours frais dans la mémoire de Sonsun et il en tremble lorsqu'il en parle.

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J'aimais beaucoup cette grand-maman qui a beaucoup souffert sans jamais se plaindre. Tous ses doigts étaient coupés.

Elle fut pour moi un modèle de courage et d'intériorité.

Elle était une bouddhiste très fervente. Je lui avais offert une statue du bouddha devant lequel elle  priait chaque jour. Les grands-mamans du Cambodge sont spécialement courageuses car elles ont dû traverser les atrocités du génocide du Cambodge avec autour d'elle les cadavres des gens de leur famille ou de leurs amis.

Pol Pot a fait exterminer 2 millions des siens.

Il ne faut pas oublier également ces gens disparus qui ne sont jamais revenus. Ce fut le cas de son époux dont elle a espéré le retour jusqu'à la fin.

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Lorsque nous visitions la famille de Sonsun dans son village natal, avant même de commencer le repas, nous préparions un plateau pour la grand-maman qui habitait en ermite de l'autre côté du chemin.

Les aînés sont vénérés, honorés et respectés au plus haut degré au Cambodge

 

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La dernière visite de Sonsun à sa grand-maman remontait à janvier 2014. Elle avait beaucoup maigri et le diagnostic de la maladie irréversible était tombé. Sonsun avait lu les résultats des examens et il savait que peut-être il ne reverrait pas sa grand-mère dans cette vie. La tristesse de la séparation se lit bien sur les deux visages.

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Un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle. 

proverbe africain

 

Je ne vous quitte pas...

 


Si vous prenez la peine d'écouter dans le courant d'air de ce temple, vous pourrez entendre ma voix qui vous dit :

 

« Ne soyez pas triste, ne pleurez plus mon départ, où je me trouve maintenant, je suis bien ».

Entouré de l'amour de ceux qui m'ont précédé, je ne souffre plus, mon corps me laisse enfin le repos tant demandé.

 

Je me repose sans douleur, sans contrainte, je n'ai pas de colère, je ne regrette rien.

Je vous quitte, mais je reste dans vos mémoires, pensez à moi souvent, mais ne soyez pas attristés par mon absence, je serai partout avec vous, dans les moments de peine, comme dans les moments de joie.

Dans les villes, dans les forêts et dans les plaines, chaque fois que le vent des contraintes de la vie vous couvrira, tendez les bras vers le ciel, je vous envelopperai de mes ailes pour vous réchauffer de mon amour et chasser tous vos tracas.

 

Armand Voss 

 

 

 

 

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mardi 4 février 2014

Cambodge : la beauté d'un regard

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La beauté est dans les yeux qui regardent.

Elisabeth Kubler Ross

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mercredi 29 janvier 2014

Cambodge : L'histoire de Pin et de Sina et de leur famille.

Je rencontre la maman de Pin qui a 50 ans. Toute sa vie elle travaillé fort. Son conjoint l'a abandonnée avec ses deux fils en bas âge dont l'ainé souffrait d'un retard mental. L'ainé habite maintenant à la campagne avec les grands parents fermiers, les aidant à la rizière et avec les animaux.

La maman cohabite avec son fils cadet un taudis d'une pièce infesté de moustiques, sans fenêtres, avec des murs ajourés, un plancher de terre, une seule table pour cuisiner et une boîte en bois pour dormir. Tout est propre et bien rangé.

Pin dort par terre. C'est sans doute une des habitations la plus pauvre que j'ai visité depuis mes 10 ans de visites au Camboge. Je suis sous le choc.

Je comprends maintenant pourquoi Pin hésitait à me conduire à leur case : il havait honte de leur pauvreté.

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Pin a 21 ans et sa maman compte sur lui pour survivre. Elle a un petit travail d'entretien dans un restaurant. Elle s'y rend chaque jour à bicyclette dès quatre heures du matin . Il fait noir et elle est craintive d'effectuer seule ce trajet de 30 minutes.

Malgré tout, ils conservent le sourire. L'an passé nous avions offert à Pin de faire réparer sa dentition toute carriée à cause d'une alimentation déficiente.

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L'environnement est polué de déchets et les voisins nombreux sont très bruyants . Pin et sa maman doivent utiliser les sanitaires extérieures nauséabondes et la douche malpropre. Ils habitent le tout petit coin à l'extrémité du bâtiment.

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Jamais une plainte. Ils conservent le sourire malgré leur grand dénuement.

Je demande à la mère de Pin si elle souhaiterait habiter dans un meilleur environnement. Ses yeux s'illuminent puis s'éteignent: ils n'ont pas l'argent pour s'offrir de meilleures conditions de vie.  Je risque et je leur dit qu'on va trouver. Je regarde Pin droit dans les yeux et je lui dis qu'il doit m'aider. Et la maman de rajouter audacieusement qu'elle ne veut plus être là le mois prochain.

Me voilà donc responsable de l'espoir que je viens de faire naître de conditions de vie meilleures pour eux.

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Et le miracle se produisit... Après plusieurs jours de recherches, nous trouvons cette magnifique demeure à l'intérieure de laquelle trois soeurs âgées louent des chambres. La plus belle chambre, la chambre en coin avec deux fenêtres devant (en haut à gauche sur la photo) vient de se libérer...c'est pour nous ! Nous assumerons 90 % du loyer pour les 8 prochains mois et 50% pour les autres 4 mois.

Le voeux de la maman de Pin sera exaucé: elle quittera son taudis à la fin du mois soit dans 5 jours.

 

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Ils pourront utiliser ce petit espace cuisine extérieur . À sa première visite, la maman est sceptique : c'est un rêve trop beau pour elle. Elle n'a pas encore compris que nous allions les soutenir financièrement.

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Le bail se signe par terre avec l'une des copropriétaires, à la mode du pays. La maman de Pin est confuse face à ce qui lui arrive comme un cadeau inespéré du Bouddha.

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C'est là qu'habiteront Pin et sa maman dans moins d'une semaine.

Un rêve se réalise: un changement total de conditions de vie.

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Quelques jours plus tard, les voilà installés : une chambre avec un vrai lit, un ventilateur, une toilette et une douche à l'intérieur et deux fenêtres avec vue sur les arbres . Nous achèterons un lit pour Pin afin qu'il ne dorme plus par terre.

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Sonsun est venu encourager Pin et sa maman et leur souhaiter bonne chance.

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Pin a un travail de maintenance, plomberie et électricité dans un petit hôtel. Il est très appliqué dans son travail.

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Sonsun explique à Pin comment organiser sa vie et son budget. De plus, il lui conseille de prendre des cours d'anglais et d'informatique. Il est un peu le grand frère que Pin aurait souhaité avoir.

Pin écoute attentivement les propos de Sonsun et il suivra ses bons conseils.

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J'ai célébré mon anniversaire en toute simplicité avec Pin, sa maman et Kimkhorn (que nous soutenons dans ses études universitaires). Grâce à votre générosité, nous avons pu faire une différence dans la vie de ces belles personnes.

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J'ai trouvé un travail d'entretien ménager à Pisey dans un petit hôtel. Elle travaille le jour et étudie le soir : cours d'anglais et formation universitaire. J'ai dû la convaincre que ce n'était pas un travail dégradant que je lui avait trouvé. Ça lui permet de gagner 60$ par mois et d'étudier le soir.

Notre soutien lui permet donc d'envisager un futur plus prometteur.

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Sina a maintenant 23 ans. Il est le père d'un mignon petit garçon. Sur la photo, il est en compagnie de deux de ses trois frères : Sinin et Sinan. Je l'ai connu il ya 15 ans à l'orphelinat où il se trouvait avec ses trois frères et sa soeur. Leurs parents étaient décédés subitement la même année.

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Sur la photo, c'est l'arrivée en 2000 à l'orphelinat Krousar Thmey (la grande famille). Sina est à droite avec la chemise rayée. Sinan est à gauche et Sinin à ses côtés avec leur grand frère au centre et la petite soeur devant.

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Plus tard, Sina jouait le tambour pour le groupe musical de l'orphelinat.

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 Sina avec son frère Sinan et sa petite soeur quelques années plus tard.

 Sina se sentait seul et incompris à l'orphelinat.

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Sina, sa conjointe et leur fils dans la modeste case qu'ils habitent avec les deux frères.

Ils vivent à 5 dans une seule pièce.

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Le repas tout simple se prend par terre : du riz, du poulet et des fruits.

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Ce jour là, au marché, on offre un lapin-vélo à Sina pour son fils.

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Toute la famille a aussi besoin de chaussures.

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Comme la case de Sina est éloignée, nous achetons des vélos aux deux frères pour permettre à Sinan d'aller travailler et à Sinin de se trouver un boulot.

 

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Au retour, un petit arrêt pour permettre à ces gamins de la rue de partager un petit repas de riz et de poulet.

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À bicyclette, jour et nuit,  ils parcourent les sacs à ordures de la ville pour y récupérer cannettes et bouteilles plastiques pour lesquelles ils obtiennent quelques riels.

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Leur donner de l'argent serait les encourager à rester dans la rue. Pas facile de se restreindre ainsi dans son aide.

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Il est difficile à un homme rassasié de croire qu'un autre a faim.
Proverbe africain

vendredi 10 janvier 2014

Cambodge, première tournée médicale du futur pédiatre Sonsun.

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Srey Nga, la soeur de Kimkhorn, en retard d'accouchement de quelques semaines, attendait patiemment dans sa très modeste case, la venue de son premier enfant.

Elle est enfin arrivée après 11 heures de laborieux travail : Bonita pèse 3.5 kilogrammes.

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SonSun examine soigneusement la mère.

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Il suggère à Srey Nga de ne pas suivre la tradition qui est de faire un feu sous le lit de la nouvelle maman. L'intense chaleur, croit-on, stimulera l'écoulement du sang et activera la circulation normale. De plus, la fumée peu affecter le système respiratoire du nouveau-né. Il lui propose plutôt de se lever et de marcher au lieu de rester allitée.

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Puis c'est l'examen du bébé. Il vérifie les réflexes, les battements cardiaques, les poumons, les nodules et les possibles malformations.

Kimkhorn est très impressionné par tout ce qui se passe. Il est heureux de la venue de sa nouvelle nièce.

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Tout semble normal. La mère et les deux belles-mamans sont rassurées.

La maman questionne toutefois l'apparence des pieds diformes. SonSun leur explique le phénomène en rememettant l'enfant en position foétale. Les jambes ont été croisées pour des semaines. Laissons-leur le temps de prendre la position normale.

Quelques jours plus tard tout est rentré dans l'ordre.

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La maman de Kimkhorn et de Srey Nga exhibe fièrement son cinquième petit enfant.

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Le lendemain, Sonsun se rend en moto dans son village natal à 30 kilomètres. Traverser un pont de rizière destiné aux piétons est un risque mais rien ne l'arrête. Il n'a pas visité ses parents depuis un an.

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Dès son arrivée, après avoir baisé respectueusement les pieds de son père et de sa mère (pas de bisous comme chez-nous) il aide son papa à se laver car dans la modeste maison de ses parents,  il n'y a ni toilette, ni douche. Tout se fait en nature.

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Il est 13 heures et tout le monde a faim. On mange habituellement avant midi à la campagne. Nous nous régalerons de soupe de poisson, de poulet et de riz.

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Sonsun retrouve ses racines dans la rizière. Avec sa maman il part chercher les vaches au champ. Elle sont maintenant 4 (5 auparavant) car une mère agressive a été vendue. Elle attaquait la maman de SonSun et était peu maternelle. Une vache accouchera dans quelques jours pour la troisième fois.

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La grosse vache enceinte (en bas à droite) est fière de ses deux rejetons :  un petit mâle castré et l'ainée enceinte de 4 mois. Elles ont des taches brunes distinctives au front. Quant à l'autre future maman (en bas à gauche) elle n'est pas pressée de rencontrer monsieur boeuf. Depuis le départ de sa mère, elle co-habite avec sa famille adoptive.

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Sonsun, fixant l'horizon,  discute du futur avec son père. Souvent au Cambodge, on se parle en regardant ailleurs. J'ai supposé que cette attitude venait de l'histoire passée difficile où il fallait sans cesse surveiller ses propos au cas où l'on serait épié ou écouté par une oreille ennemie.

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L'échange avec maman Heak est non verbal. On arrive quand même à partager pleins de messages du coeur.

Derrière nous, les quatre vaches se régalent du foin frais qu'on vient de leur apporter.

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De retour à la maison, c'est le moment de l'examen médical. La maman de Sonsun souffre d'arythmie cardiaque. Elle doit être sous constante médication et supervision médicale.

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Le papa de Sonsun souffre de polyarthrite rhumatoïde depuis 6 ans . On ne peut qu'appaiser ses douleurs. Aucun médicament ne semble pouvoir le guérir.

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Après l'examen des parents nous irons rendre visite à la grand mère maternelle de Sonsun qui est gravement malade.

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Grand-maman Dorm retrouve son petit-fils avec émotions. Elle se sait malade et est en sécurité avec lui.

Souvent, certains médecins du Cambodge manquent de compassion pour leurs patients. Si vous n'avez pas d'argent, on vous ignore.

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Les résultats d'analyse de sang sont sans équivoque : la grand-maman souffre de cirrhose hépatique. Cette hépatite de type B est incurable. C'est le choc !

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La tristesse est bien visible aux visages de SonSun et de sa courageuse grand-maman.

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Des sourires qui n'en sont pas vraiment ! Moments difficiles avec la grand-maman et ses deux filles.

Ils sont désemparées et ne savent pas trop comment réagir. Sous la supervision de Sonsun, des médicaments seront achetés

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Cette grand-maman est bien précieuse pour Sonsun. Une grand-maman maternelle pleine d'amour qui a pris soin de lui, de son frère et de sa soeur alors que les parents étaient dans l'armée quand le Cambodge était en guerre.

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Sonsun a été privé de la présence régulière de ses parents de 2 à 6 ans. Il se rappelle ces long moments passés à attendre leur retour pendant de longues heures assis sur les marches de la maison. Grand-mère est sa seconde maman.

Cette grand-maman a travaillé fort toute sa vie, élevant presque seule ses 7 enfants. Son mari n'est jamais revenu de la guerre. Les grands-mères cambodgienne sont des femmes courageuses qui oublient souvent de prendre leur retraite.

SonSun se rappelle toutes ces fois où ils s'étaient réfugiés dans le puits pour se protéger des tirs des combats.

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Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source,

un arbre sans racines.

Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce quelqu'un d'autre

a planté un arbre autrefois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 25 décembre 2013

Cambodge : support à trois jeunes déterminés.

Chaleureuse rencontre avec les soeurs Leakhena et Pisey

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J’ai visité les deux jeunes femmes dans la chambre qu’elles ont louée avec un cousin.

Elles habitent un tout petit espace. À gauche, leur garde-robe et derrière l'endroit pour cuisiner.

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Elles marchent une heure chaque jour pour aller travailler et ensuite le soir pour aller étudier.

 Pas de chaise pour s'asseoir. Le seul espace disponible pour discuter, étudier ou dormir  : le lit que doit partager avec embarras Leakhena avec son cousin qui paie le loyer. Pisey dort par terre sur le plancher sans matelas.

 

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Nous avons leur donc acheté deux bicyclettes et un lit.

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 Achat au marché d’un petit lit pliant qui permettra à Pisey de bien dormir.  

Nous leur procurerons aussi des moustiquaires et paierons pour leurs études quotidiennes en anglais.

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Pisey travaillait pour un chinois qui lui avait fait croire qu’elle serait serveuse dans son restaurant pour un salaire de 45$ par mois.. Quand fut venu le temps d’essayer l’uniforme, elle découvrit avec étonnement que c’était un deux pièces transparent en fausse dentelle. On peut immédiatement comprendre la réelle vocation de ce pseudo restaurant. Cette jeune femme vient de la campagne, est naïve et fait facilement confiance aux gens.

 Je lui fis donc quitter immédiatement ce travail et lui trouvai un job dans un hôtel de bonne réputation. Elle sera à l’entretien ménager pour un salaire de 65$ par moi avec un repas compris. Ce n’est pas l’idéal mais c'est un départ pour une promotion éventuelle. 

 Ça me rappelle lorsque j’étais étudiant et que je lavais les toilettes dans un centre sportif afin de payer mes études.

 

Leakena est très heureuse de sa bicyclette grise.

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C’est mon ami Sophearin (directeur du département de Service Social de l’hôpital Angkor pour Enfants) qui négociera le prix du vélo. Sinon on me chargera le double de la valeur. On doit vérifier minutieusement la condition des vélos.

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Pisey a choisi la bicyclette rouge

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Les deux soeurs étudient en administration.

Leakhena a abndonné son rêve de devenir médecin faute de support financier.

 

 *******

 

 

Grâce à votre générosité, Kimkhorn entreprends sa deuxième année d’études en Administration au South-East Asia University. Vu sa bonne réussite d'une première année d'études, nous avons réglé ses frais de scolarité pour l’an prochain. Il est très heureux et motivé.

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Toute la famille de Kimkhorn vous remercie de permettre à l’un des leurs de poursuivre des études universitaires.

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Kimkhorn (au centre) dont la mère (en bleu à gauche) est veuve depuis longtemps, a quatre soeurs et un frère. Tous travaillent sur le site patrimoine mondial d’Angkor Wat à bas salaires comme vendeurs ou agent de sécurité. 

Cette famille est tissée serrée. Ils se réunissent chaque soir chez leur mère qui vit dans une case sans eau ni électricité pour partager  le repas cuisiné par la maman à partir de produits apportés par chacun des enfants. Ils sont très joyeux avec toujours un sourire accroché à leur lèvres quoiqu’il arrive.

Quatre petits enfants font déjà parti de la famille. Un cinquième doit arriver d’un jour à l’autre . 

Srey Nga (assise au centre sur la chaise rouge) en est à sa 38 semaines de grossesse. Nous l’aiderons pour l’achat des médicaments nécessaires après l’accouchement car elle est très pauvre.

Le plus vieux des frères, Sokhom (derrière en noir sur la photo), prend soin et habite avec sa mère depuis la mort de son père. Il refuse de se marier car peut-être sa future femme (selon la tradition) voudrait-elle aller habiter chez sa propre mère ce qui sera impensable pour lui. Il refuse de laisser sa mère seule.

Ce soir là, la famille m'a invité à déguster de délicieux fruits exotiques qu’ils ont cueillis spécialement pour moi. Je n’ai pas accepté de dîner avec eux car le risque est trop grand  compte-tenu des règles d’hygiène peu présentes au marché où sont achetés les produits. Un empoisonnement alimentaire à la viande ou au poisson pourrait avoir de très fâcheuses conséquences sur la continuation de ma mission asiatique.

 

Si le centre est stable, alors la famille est soudée.

Ngugi (Kénya)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jeudi 5 décembre 2013

Cambodge: l'histoire d'une pauvre veuve et de ses deux filles

L’histoire d'une pauvre veuve cambodgienne et de ses 2 filles.

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Mme Pheach est née dans une famille pauvre. Elle a 39 ans et elle a 7 frères et sœurs. Elle est la 3e enfant de la famille. Elle a grandi dans un village rural .


«Mes parents sont tous les deux agriculteurs. Quand j'étais adolescente, j'étais bonne dans mes études. Malheureusement mes parents ne pouvaient pas se permettre de me soutenir. J’ai abandonné l’école en 7e année. Ensuite, je suis devenue agricultrice afin d’aider mes parents dans la rizière. Ma sœur aînée était toujours malade et elle ne pouvait guère travailler et comme mon frère aîné était soldat, je suis devenue la ressource principale de la famille. Je devais faire toutes sortes de travaux d’homme comme le labour, le hersage, construire des toits en chaume, poser du carrelage, etc.

Je me suis mariée quand j'avais 18 ans avec un homme illettré qui était militaire. Comme mes parents devaient nourrir 6 de leurs 7 enfants, j'ai dû aller vivre avec mon mari dans son village situé à 4 heures en vélo dans une petite maison toute cassée. Nous nous contentions de vivre « des mains à la bouche ». La plupart du temps, j'empruntais du riz non cuit des voisins villageois, que nous mangions avec du sel ou de la saucisse de poisson.

Je n'avais qu'une petite terre pour cultiver le riz.

Ma vie était devenue trop difficile à vivre là-bas, j'ai alors décidé de demander l'aide de ma mère après la naissance de ma fille que j’ai appelée Leakhena. Comme je n'avais pas trouvé de vélo à emprunter à mes voisins, je devais marcher du matin jusqu’autour de 15 heures avec ma fille dans les bras. Mon mari et moi avons après cela habité temporairement avec mes parents.  Nous vivions avec eux mais nous mangions séparément.

Les mois passèrent et la vie devint de plus en plus difficile. Mon mari décida enfin de chercher un autre travail dans la province de Koh comme ouvrier du bâtiment tandis que j'étais déjà enceinte de 6 mois. À partir de ce moment, il m'a laissé seule avec notre fille. Je n'ai eu de ses nouvelles qu’un mois après la naissance de notre deuxième fille que j’ai appelée Pisey. Un de ses amis m’annonça alors le décès de mon mari suite à une très sévère malaria. J’ai tellement pleuré prenant en pitié mes deux petites filles devenues orphelines. Pour payer les obsèques de mon mari, j’ai dû vendre le petit terrain que m’avaient offert mes parents. Après le décès de mon mari, ma maman me demandait parfois si je consentirais à avoir un autre homme dans ma vie pour m’aider à prendre soin de mes enfants. Je refusais toujours cette proposition pensant qu’un beau-père ne soit jamais vraiment bon pour les enfants de sa nouvelle femme.

Ma vie est devenue désespérée, la mort de mon mari me laissant plus de responsabilités à assumer seule. Je gagnais de l'argent pour survivre seulement une demie ou au maximum une journée. Pendant la saison des pluies, je travaillais chez des villageois afin de gagner de petites sommes d'argent au quotidien. Je devais laisser la garde de mes jeunes filles à ma vieille maman.

Étant une mère qui avait abandonné l'école, je m’étais promis que je sacrifierais  ma vie, mon cœur et mon âme aussi fort que je pourrais pour éviter à mes filles d’ arrêter d’aller à l’école.

Quand mes filles furent d'âge scolaire, je les ai envoyées à l'école et mes dépenses sont devenues inabordables. Je les ai donc confiées à ma maman et je suis allé à Phnom Penh travailler dur dans une usine avec ma petite soeur. Après un an comme travailleuse d’usine, j’ai réalisé que mon salaire parvenait à peine à me loger et à me nourrir. Je suis donc revenue dans mon village.

Dans mon temps libre, hors de mon travail de fermière, à l’école primaire de mes enfants, je dirigeais une petite entreprise scolaire, qui vendait des gâteaux frits aux petites crevettes, des confiseries, des bananes frites et des tomates rôties. Cela me permettait de gagner de l’argent pour payer les livres, les uniformes, les stylos et autre matériel.

En dehors de leur travail scolaire, mes enfants m'aidaient à vendre mes produits à l'école, à cueillir les fruits du tamarinier et à vendre des plantes ménagères au marché pour que nous ayons de l'argent pour acheter le stricte nécessaire et de la nourriture chaque jour. Pendant leurs vacances j'ai fait de petits gâteaux frits quelles sont allées vendre de porte à porte ainsi qu’aux boutiques du marché.

Le soir, je devenais professeur et on passait en revue les leçons. Elles ont vraiment aimé apprendre tant à la maison qu’à l'école. Mes filles et moi nous voulions vivre comme cela jusqu'à ce qu'elles aient terminé leur école primaire.

Contrairement à avant, à l’école secondaire, elles étudiaient le matin et l’après-midi de sorte qu'elles avaient moins de temps pour m'aider. Comme elles avaient grandi et qu’elles étudiaient davantage, la charge était devenue très lourde à porter pour moi. Parfois, elles furent sur ​​le point d’abandonner leurs études. Elles n'avaient pas de vélo pour aller à l'école ; elles devaient marcher 30 minutes pour s’y rendre chaque fois tandis que d'autres étudiants s’y rendaient en vélos ou à motos. Je voulais avoir un vieux vélo pour elles. J’ai donc emprunté de l'argent de mes voisins pour en acheter un. Jours après jours, j'essayais d’économiser autant que je le pouvais. En général, je ne mangeais que des crabes , des coquillages et de petits poissons que je pouvais trouver par moi-même sur le champ de riz et des légumes cultivés autour de la maison parce que je n'avais pas d'argent pour en acheter au marché.

 

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Je ne mangeais pas suffisamment pour tout le travail que je faisais. J’étais très fatiguée.Parce qu'elles grandissaient, mes filles mangeaient plus ; parfois je leur disais que je n'avais pas faim afin qu'elles puissent profiter du peu nourriture disponible. J'ai continué à travailler pour les villageois en les aidant dans le champ de riz, à la saison des pluies, à partir de tôt le matin jusqu'à tard le soir pour gagner seulement 4000-6000 riels par jour (1.50$) pour permettre à mes enfants d’étudier. J'ai aussi élevé un buffle femelle dans l'espoir de le vendre un jour que j’aurais à rembourser beaucoup d'argent. J'ai emprunté de l'argent auprès des villageois, de mes sœurs et j'ai vendu un autre lopin de terre pour les aider à continuer à étudier jusqu'à ce qu’elles aient terminé leur école secondaire.


L'année dernière, j'étais tellement heureuse quand ma première enfant a terminé son école secondaire, mais en même temps j'étais tellement inquiète des dépenses futures à venir car mon deuxième enfant était sur ​​le point de terminer ses études secondaires aussi. Je leur demandais toujours ce qu'elles voulaient devenir dans l'avenir, mais elles n'osaient même pas répondre comme elles savaient que nous n'avions pas assez d'argent pour une éducation supérieure. Ma première fille m'a parfois dit qu'elle voulait devenir un bon médecin alors que je n'avais jamais osé rêver à ce sujet. Elle était une bon élève à l'école secondaire, elle a étudié très dur parce qu'elle voulait obtenir le meilleur score pour être admissible à une bourse de l'université. Mais je lui ai dit que même si l'université lui accordait une bourse, je n’avais pas encore l'argent pour la nourriture, le logement et autres dépenses.

Maintenant, elles ont déjà terminé toutes les deux leurs études secondaires et mes dépenses grandissent sans cesse. Je voudrais qu’elles fassent l'université. Je n'ai plus rien à vendre de plus, sauf ma maison, et je suis criblée de dettes. Je pense que mon espoir a disparu parce que je ne peux même pas me permettre de supporter une seule de mes filles. J'ai déjà essayé pour les 18 dernières années de traverser tous les obstacles de ma vie mais c’est très difficile quand on est si pauvre. Je gagne seulement 100 à 200$ par an en vendant du riz non décortiqué. Comment puis- je me permettre d’envoyer mes filles étudier à l'université ? Je leur dis donc que si elles veulent poursuivre leurs études, elles doivent subvenir à leurs besoins. Je suis tellement inquiète pour leur avenir car les dépenses sont trop importantes pour l’envisager. 

 

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« Mon nom est Nak Leakhena, j’ai 20 ans . J'ai une soeur plus jeune que moi. Le nom de ma mère est Pheach, elle est agriculteur. Mon père est décédé quand je n’avais que 4 ans.
À 7 ans, j'ai été envoyée à l'école avec les autres enfants du village. Ma sœur et moi avons toujours aidé ma mère à vendre des choses à manger à l'école comme des bananes frites, des bonbons et des gâteaux frits avec de petites crevettes. Pendant la saison des pluies, nous avons également travaillé dans le champ de riz. Parfois, j'ai travaillé pour des villageois en échange seulement d’une petite somme d'argent. Après le travail aux champs, sur le chemin du retour, nous ramassions des crabes, des coquillages, des escargots et attrapions des sauterelles afin de subvenir à notre alimentation quotidienne .
Pendant la saison des récoltes, ma mère coupait les plants de riz que ma sœur et moi ramassions et transportions à la maison parce que nous n'avions pas d'argent pour louer un char à bœufs. Dans la soirée, après avoir mangé un peu, nous devions continuer à travailler au battage du riz jusqu’à tard dans la nuit avant d'aller au lit. Nous devions nous réveiller tôt le matin pour continuer le battage jusqu'à ce que l’heure d'aller à l'école arrive. Le week-end, ma sœur et moi allions souvent sur ​​le terrain pour recueillir les plants de riz restants, éparpillés un peu partout dans les champs .
À l'école secondaire, ma vie est devenue plus difficile. J'ai presque laissé tomber l’école en 10e année afin d'aider ma mère et ma sœur. Je savais que ma mère aurait toujours voulu, jusqu’à son dernier souffle, que j'apprenne et elle n'aurait jamais voulu que je devienne une fille analphabète ou une ouvrière d'usine. Comme, je me sentais souvent déprimée, mes résultats scolaires ont baissé pendant une période de temps .


En 11 e année, mes études allaient mieux alors que je travaillais très fort. Pour ne pas détruire le rêve de ma mère, je devrais passer avec succès les examens du secondaire l’année suivante. En 12 e année, mon professeur m'a demandé ce que je voulais devenir dans l'avenir mais je n'ai pas répondu car j'avais peur d'être ridiculisée par mes camarades de classe. Mon souhait secret était de devenir médecin ou infirmière. Mes oncles m'ont demandé à plusieurs reprises la même question, et puis à la fin, j’ai exprimé clairement mon rêve. Mon oncle m'a dit qu’il fallait étudier très dur pour devenir médecin et il m'a aussi dit que seulement un excellent score à l'examen provincial pouvait me faire admettre à l'université. Toutefois, ma mère ne pouvait défrayer le coût de mes études.

Par la suite, j'ai continué à étudier très fort et j'ai aussi aidé ma mère à la rizière. Parfois, ma mère me disait ne pas savoir de quelle façon elle pourrait me soutenir pour obtenir un diplôme de médecin.

 

Leakhena and Mother

Madame Pheach et sa fille ainée Leakhena: on dirait deux sœurs !

L'année dernière, j'étais tellement heureuse d’avoir passé l’examen de mon lycée avec un bon résultat : (C). La note C n'est pas la meilleure mais elle est suffisante pour faire application pour une bourse d’études en médecine ou en sciences infirmières à l'université. Ma mère m'a dit que si j'étais sélectionnée pour une bourse, elle ne pourrait toujours pas me soutenir pour les autres frais tels que la location de la chambre, la nourriture, les vêtements et le matériel. J’avais alors l’impression que mon rêve venait de disparaître de moi et qu’il ne reviendrait jamais.

J’ai alors décidé de partir avec mon oncle et d’aller vivre à la ville. J’essaierais d’y trouver un emploi afin d’économiser de l'argent pour étudier pour un baccalauréat en finances au lieu de la médecine parce que la scolarité est moins chère et moins longue.
Comme dans cette ville il y a une université qui offre une formation médicale, si je trouve du soutien financier pour mes études, je vais étudier comme professionnelle de la santé pour ressusciter mon rêve à nouveau. »

 

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« Mon nom est Nak Pisey. J’ai 17 ans et je n'ai qu'une sœur aînée. Le nom de ma mère est Pheach. Elle est agriculteur. Le nom de mon père est Nak. Il est décédé quand j'étais âgée de 1 mois. Je suis une orpheline. Je n'ai jamais vu le visage de mon père  sauf sur une vieille photo le jour de son mariage. Quand j'étais un petit enfant, ma vieille grand-mère prenait soin de moi pendant que ma mère travaillait à la rizière. On m'a dit que mes jambes et mon corps étaient attachés à une colonne de la maison pour m’empêcher de tomber et pour que je ne parte pas ailleurs.
A 6 ans, j'ai été envoyée à l'école primaire à proximité. Au niveau 2, dans mes temps libres, j'aidais ma mère à vendre à l’école des gâteaux, des bananes frites, des bonbons et ainsi de suite. J’ai aussi vendu des plantes domestiques au marché. Je pouvais ainsi faire de petits bénéfices pour acheter du matériel pour mes études. Parfois, j'ai emprunté de l'argent de ma grand-mère pour acheter des bonbons en sucre. Je les coupais en morceaux pour aller les vendre avec ma maman .


À l'école secondaire, j'ai dû étudier à temps plein donc je ne pouvais plus aider ma mère. Outre son travail d'agriculteur, elle avait installé un petit kiosque devant notre maison pour vendre des produits pour soutenir notre vie. Cette petite entreprise ne rapportait pas  assez d'argent pour subvenir à mes besoins parce que ma sœur était également à l’école secondaire. Ma maman a donc changé fréquemment de travail en fonction des saisons. Dans nos temps libres, nous aidions notre mère aux champs. Notre terre était à environ 4 kilomètres de la maison et comme nous n’avions pas de char à bœufs, nous transportions les récoltes à vélo. La route n'était pas en bon état et il nous fallait beaucoup d'efforts pour y arriver. Pendant la saison des récoltes, après le repas du soir à la maison, j'aidais ma maman jusqu'à tard le soir pour terminer tous les travaux de battage.

Ma mère ne m'a jamais permis de jouer comme les autres enfants. Elle me disait que mon devoir était d’étudier, d’apprendre et de l’aider.


Ma sœur a terminé son école secondaire une année avant moi. L'année dernière  ma mère a dû soutenir ma soeur et elle doit maintenant me soutenir aussi. Elle a vendu les terres, elle a emprunté de l'argent de ses frères et sœurs, et elle a essayé tout ce qu'elle pouvait. Quand elle est malade, elle dépense rarement 100 riels (.02 cents) pour acheter des médicaments.

L’anglais, le chinois et japonais sont les langues que je souhaiterais pouvoir parler. Je voudrais travailler comme hôtesse de l’air, mais mon rêve ne semble pas pouvoir se réaliser.

Mon deuxième souhait est que je voudrais devenir professeur d'anglais mais je n'ose plus le souhaiter car je suis trop pauvre. »

 

Leakhena and Pisey at Pagoda

Les deux sœurs Leakhena et Pisey sont inséparables et elles se protègent l’une l’autre dans leur nouvelle aventure urbaine très loin de leur courageuse maman qui leur manque beaucoup. De leur mère elles ont appris le courage, l'espoir et la persévérance. Beau modèle de vie de femme à poursuivre tout au long de leur existence.

SI VOUS DÉSIREZ VENIR EN AIDE À CES DEUX JEUNES FEMMES POUR LEUR PERMETTRE DE RÉALISER LEURS RÊVES D'ÉTUDES,

Merci de nous envoyer un message dans la section COMMENTAIRE ci-dessous.

Une réponse rapide vous sera faite vous indiquant comment faire

pour participer directement à leur projet.

 

L'espoir est un fluide nécessaire à l'homme comme l'eau à la terre,

il déclenche des forces insoupçonnées de la nature humaine.

Lauréanne Harvey (écrivaine québécoise)

 

 

 

 

dimanche 24 novembre 2013

L'orphelinat Baan Kingkaew de Chiang Mai en Thaïlande

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Espoir pour un futur meilleur pour 50 enfants de 3 mois à 6 ans à Chiang Mai dans le Nord de la Thaïlande.

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Originaire d'Ayutthaya, Nid vient d'arriver aujourd'hui.

Elle s'apprivoise doucement à ce qui sera sa nouvelle demeure et sa nouvelle famille pour les 6 prochaines années.

 

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BAAN KINGKAEW a été fondé à Chiang Mai il y a plus de 45 ans par un groupe de femmes bénévoles, thai et expat, qui voulaient venir en aide aux enfants orphelins ou abandonnés.

 

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Madame Praneet, la doyenne et pionnière de 89 ans, y oeuvre depuis l'ouverture, il y a 47 ans, avec beaucoup d'amour.

Elle a été pendant plusieurs années en charge du département de Nursing à l'hôpital Suan Dok.

 

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 Madame Shintana, 74 ans, est travailleuse sociale. Elle travaille à l'orphelinat depuis son ouverture.

 

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Cet enfant n'est là que depuis quelques mois. Il reçoit tout l'amour et l'attention individuelle dont il a besoin.

 

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C'est avec le sourire que ces préposées entourent de présence et de bons soins les enfants.

Le personnel se compose de:

18 préposées, 3 professeurs, 4 infirmières et d'une travailleuse sociale

en plus des nombreux bénévoles.

Les enfants sont répartis en 3 groupes :

3 mois à un an, / un an à 3 ans / et 3 ans à 6 ans.

Par la suite, ils sont dirigés vers des orphelinats provinciaux qui les prendront en charge jusqu'à 18 ans.

Moins de 10% seront adoptés au cours des premières années de leur existence par des étrangers chez qui ils iront vivre. Les plus récents choisis sont maintenant en France, en Filande et aux USA.

 

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 Bin, un an, porte fièrement le bonnet tricoté avec amour par une grand-maman du Québec.

 

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 Ces préposées au grand coeur aiment les enfants comme si elles en étaient la maman.

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Grâce à la générosité de Khun Kingkaew Wilboolsanti qui offrit une maison et un terrain, le premier orphelinat vit le jour à Chiang Mai en juillet 1966. On y accueillit alors 25 enfants, filles et garçons, orphelins ou sans domicile.

La donatrice mourrut d'un cancer peu de temps après.

Cette situation nous rappelle qu'il ne faut pas attendre pour partager une partie de ce que nous possédons.

Sinon, nous risquons qu'après notre départ, d'autres se chargent de la répartition de nos avoirs.

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Chants et expression corporelle permettent aux enfants d'extérioriser sainement leur vécu émotif.

 

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Cette pièce de créativité offre aux enfants l'occasion de développer l'hémisphère droit de leur cerveau.

 

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De jeunes étudiants offrent leur temps bénévolement, le samedi, pour enseigner l'anglais aux enfants.

Les élèves, dès leur jeune âge, apprennent à respecter le professeur (adjan) et ils sont très disciplinés.

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Plusieurs enfants apprécient la présence de l'homme plus âgé comme celle du grand-père sécurisant qu'ils n'ont peut-être pas connu.

Ils connectent immédiatement à la représentation, à mon cou, du Bouddha qui les ramène à la force mystique présente dans leur inconscient.

Pour les tous petits, le farang (étranger) imposant physiquement que je suis, les effraie car les gens de leur entourage sont de petite taille.

 

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 C'est l'abondance offerte aux enfants :

gros sac de riz, bicyclettes, jouets, biscuits, yaourts, jus et autres gâteries pour la collation.

 

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Travail d'artisannat  exécuté par de dévouées grands-mamans du Saguenay au Québec pour les enfants :

literie et couvertures colorées brodées, bonnets en laine, sandales et peluches.

 

Khun Praneet, khun Shintana et leur collègue apprécient beaucoup cette générosité.

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En plus de ces cadeaux, grâce à votre participation financière, nous avons pu offrir

de quoi nourrir tous les enfants et le personnel de l'orphelinat pour une journée,

et acheter des médicaments et du matériel scolaire. MERCI !

 

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La nourriture offerte aux enfants est saine et abondante. On n'hésite pas à les servir une deuxième fois.

 

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Les petites filles d'un côté, les garçons de l'autre : tous et toutes se régalent sous les yeux attentifs de la préposée qui est là pour répondre à leur besoin. Poissons, volaille, légumes du jardin et fruits font partie alternativement du menu.

 

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Chaque enfant a sa tasse marquée à son nom. Ils viennent chercher leur dessert et ensuite rangent leur vaisselle qui sera lavée. Tous les locaux sont extrêment propres. Les tous petits seront nourris individuellement.

 

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Un lien très profond lie ces enfants possédant un passé souvent bien trouble.

 

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L'enfant est pour l'adulte une grande leçon de jeu.

 

 

MERCI POUR VOTRE GÉNÉREUSE PARTICIPATION FINANCIÈRE

QUI M'A PERMIS D'AIDER TOUT CE BEAU MONDE À RENDRE PLUS HEUREUX CES CHERS ENFANTS.

 

Pour en savoir plus sur cet orphelinat ou pour contribuer davantage :

www.baan-kingkaew-orphanage.org

 

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L'enfant c'est un feu pur dont la chaleur caresse;

c'est de la gaieté sainte et du bonheur sacré.

Victor Hugo

 

Posté par frederich à 01:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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