dimanche 22 novembre 2009
Un Bouddha différent à chaque jour de la semaine.
Dans un temple, on retrouve toujours plusieurs représentations du Bouddha. On veut ainsi éviter l'idolâtrie du prophète. On se retrouve dans l'esprit des enseignements du Bouddha et non à l'adorer.
Le Bouddha, personnage dont l'historicité n'est pas mise en doute, est un chef spirituel du VIème siècle avant notre ère qui aurait vécu environ quatre-vingt ans.
Dans les pays où est pratiqué le Bouddhisme Théravâda (Thaïlande, Laos, Cambodge) , à chaque jour de la semaine est attribué à un Bouddha se tenant dans une posture spécifique. La tradition veut que les fidèles prient de préférence le Bouddha de leur jour de naissance.
Pour savoir quel jour de la semaine vous êtes né, consulter le lien suivant:
http://dispourquoipapa.free.fr/formule/fo0004.htm
Bouddha du lundi :
Phra Harm Samot : "Pacifier ses proches".
Ce Bouddha est debout, avec les deux mains tendues paumes en avant devant lui. Cette posture rappelle le rôle pacificateur et protecteur du Bouddha. Il convainc sa famille en contestation de faire des compromis pacifiques. C'est l'attitude de la "maîtrise des passions" rappel de la parabole selon laquelle le Bouddha fît le miracle de calmer l'océan.
La couleur reliée au lundi est le jaune.
Bouddha du mardi :
Phra Sayiasna: "Atteindre le nirvanna".
Ce Bouddha est dans la posture du Parinirvana .
Il est couché sur son côté droit, la main droite supportant sa tête, la main gauche posée le long du corps, les deux pieds parallèles. Il est mort. Les textes indiquent qu'il est entré dans le parinibbana le mardi.
Ses dernières paroles à ses disciples furent :
"Comme une flamme soufflée par le vent va se reposer et ne peut être définie,
ainsi le sage libéré de l'individualité va se reposer et ne peut être défini.
Il a dépassé toutes les images et est allé au delà du pouvoir des mots ".
La couleur reliée au mardi est le rose.
Bouddha du mercredi (en journée):
Phra Oom-Baht : "Recevoir les offrandes".
Ce Bouddha est représenté debout, tenant un bol à aumônes de ses deux mains. Cette posture est un rappel du devoir pour les moines de suivre l'idéal de détachement et de pauvreté du Bouddha et d'aller chaque jour recevoir leur nourriture de la main des fidèles.
L'histoire raconte qu'après quatre années de son ministère, le Bouddha se rendit visiter son père, son jeune frère et son fils. Son père fut consterné d’apercevoir son propre fils en attente de recevoir des aliments dans un bol d'aumône. Le Bouddha le rassura en l'informant que la descendance du Bouddha devait réaliser le pindabat qui consiste à être réceptif aux adeptes qui apportent avec dévouement des aliments quotidiennement aux bonzes.
Encore aujourd’hui, tôt le matin, les bouddhistes se rendent nourrir les bonzes qui parcourent pieds nus les rues de la ville pour recevoir la nourriture qu’ils ne pourront consommer que deux fois par jour, soit à 7 heures et à 11 heures.
La couleur reliée au Bouddha du jour du mercredi est le vert.
Bouddha du mercredi (en soirée) :
Phra Pang Reerai
Quand le Bouddha rechercha la solitude pour méditer sans distractions, les animaux de la forêt lui apportèrent sa nourriture. Ce Bouddha est représenté assis à l'occidentale, en train de recevoir des offrandes d'un singe et d'un éléphant. La main droite (qui est du côté de l'éléphant) est ouverte en signe d'acceptation, la main gauche (qui est du côté du singe) est fermée en signe de refus.
Il est habituel de voir dans un jardin du temple, une image du Bouddha assis avec un éléphant lui offrant un bol de fruits et un singe lui présentant un nid d'abeilles.
La couleur reliée au Bouddha du mercredi soir est le bleu foncé.
Le Bouddha du jeudi :
Phra Nung Samadhi : "Le Bouddha en méditation".
Ce Bouddha est représenté dans sa posture classique de méditation, les jambes en lotus et les mains jointes. C'est le rappel de la posture classique de méditation : la position du lotus avec la plante des pieds bien visible, les mains reposant sur les genoux, la droite au dessus de la gauche avec tous les doigts tendus , paumes ouvertes vers le ciel. Dans cette position, le corps est réceptif à l'énergie qui entre par le haut de la tête et les paumes ouvertes des mains.
La couleur reliée au Bouddha du jeudi est l'orange.
Le Bouddha du vendredi :
Phra Rum Peung : "Le Bouddha en contemplation".
Ce Bouddha est représenté debout avec les bras croisés sur sa poitrine. C'est un rappel de son hésitation à enseigner après avoir atteint l'Eveil. Cette position implique une transformation spirituelle complète. Une quiétude bienfaisante exprime la sérénité obtenue par la méditation Vipassana (introspection profonde dans la nature de la réalité). La pratique méditative développe la vision claire par l’entrainement des facultés via l'expérience directe.
La couleur du Bouddha du vendredi est le bleu-ciel.
Le Bouddha du samedi :
Phra Naphrok :"Bouddha protégé par le roi des nagas".
Ce Bouddha est représenté en méditation profonde, assis sur un grand serpent enroulé (le roi des nagas) qui s'élève à le protéger, de ses 7 têtes, d'une tempête qui fait rage. Le Bouddha ignore le tumulte car il est soulevé au dessus des vagues par le naga ("serpent" en sanskrit). Le nâga est gardien et protecteur, médiateur entre ciel et terre, intercesseur entre ce monde et l'au-delà .
La couleur du Bouddha du samedi est le violet.
Le Bouddha du dimanche :
Phra Tawai Neth : "Sept jours de recherche".
Ce Bouddha est debout, les mains croisées vers le bas devant le corps. La main gauche est couverte par la droite. Cette attitude représente la période après que le Bouddha eut atteint l’Illumination. Il était parvenu à l'état d'Illuminé alors qu'il était demeuré assis sous un arbre (le Bho) pendant sept jours dans une profonde méditation. Il est dit qu'il se tint ensuite en méditation debout pour une très longue période pour ensuite atteindres une profonde intériorité.
La couleur du Bouddha du dimanche est le rouge
Enfin, il y a souvent une représentation du Bouddha qui n'est pas spécifique à un jour particulier de la semaine:
« La victoire sur Mara »
(Mara : antithèse du Bouddha. ) Alors que Gautama (le Bouddha) demeurait assis sous l'arbre du Bodhi ("Bodhi", terme pâli et sanskrit signifiant l' Éveil. Dans le bouddhisme, le terme s’applique à une personne libérée du samasara, le cyle des renaissances et le tourbillon des passions.) jusqu'à atteindre l'illumination, Mara, le malin, le tentateur, envoya ses filles pour le séduire en dansant - mais Gautama n'ouvrit guère les yeux ; les filles se dissipèrent.
Puis Mara dénia l'éveil de Gautama, qui fit le geste connu « la prise de la terre à témoin ». La terre trembla, prouvant l'éveil de Gautama et Mara disparut.
L'esprit du Bouddha du lundi m'accompagne et me permet d'essayer d'apaiser les tempêtes crées par le mental qui empoisonnent souvent le coeur et l'âme des gens qui sont sur ma route.
vendredi 20 novembre 2009
Bangkok, la Venise de l'Orient
En plus du célèbre fleuve Chao Praya qui la traverse, une mutitude de canaux sillonnent Bangkok.
Il existe même des bateaux-bus pour se déplacer dans la ville.
Le vendeur de glace est très populaire en ces journées de grande chaleur.
Il propose un dessert intéressant aux gens qui se sont arrêtés manger au restaurant flottant.
Après le repas et une petite sieste sur place, on se dirige vers le marché.
Des orchidées ou un bijoux ?
Une ruche pleine de vitamines ou un mignon petit chien ?
Un costume spécial ou un café au lait versé bizarrement ?
Au retour, un orage s'annonce.
On ne s'étone pas de voir ce building qui a été construit à grands frais mais qui n'a jamais été habité.
On avait sans doute oublié certaines règles de sécurité lors de la construction ou tout simplement omit de faire approuver les plans... "Maie Pen Rai" Pas de problèmes !
Il fallait s'y attendre, c'est le déluge. Les rues sont inondées et les tuk tuk et les taxis font des vagues.
La traversée du magnifique parc Lumpini, surnommé le poumon de Bangkok, permet une bouffée d'air frais.
En fin de journée, c'est un bon temps pour faire ses exercices
ou s'accorder une douce ballade romantique.
En Asie on n'embrasse pas son enfant, on le renifle. On hume son odeur.
Partout, les temples des bons esprits à qui l'on demande protection, santé et succès.
C'est le moment d'une petite soupe et de magnifiques SOURIRES !
MERCI LA VIE pour ces petits moments de pur bonheur !
jeudi 5 novembre 2009
Au pays des sourires.
Après plus de 21 heures en vol et pour un total de 32 heures de porte-à-porte, me voici rendu à destination. « La Cité des Anges », Bangkok, est là avec tous ses paradoxes, sa vie trépidante, sa joie de vivre l'instant présent et ses sourires à l'infini.
Je me suis trouvé un petit Guest House le long d’une rue typique,
là où ne vont pas les farang (touristes).
On a l’impression d’un village qui a survécu dans la ville de près de 10 millions d’habitants.


Le rituel du matin est celui des mérites. On fait des offrandes aux bonzes pour s'assurer d'un bon karma et effacer le mauvais. On s'agenouille et les bonzes entonnent un mantra de protection. C'est un geste sacré, un temps d'arrêt, au beau milieu du tumulte matinal.
On fait ensuite ses provisions du matin : on mange sur place et on prévoit son repas du midi qui sera
emballé dans un sac en plastique.
Le gigembre est un ingrédient de base dans la cuisine thaïe. 
Ce n'est pas la peine de cuisiner. Tout est là bien frais et savoureux.

La soupe est au menu au moins le matin et le midi. On la savoure sans oublier de sourire.
Au marché, la majorité des transports se font en tuk tuk, cet engin à trois roues bruyant, puant et polluant.
Touchant ce grand père avec son petit-fils qui sont là tout simplement à savourer l'instant. 
Et cet enfant dans les bras de sa maman...
C'est un peuple fier, très fier et autonome. Ce pays présente la particularité d'être le seul de l'Asie du Sud-Est contemporaine à avoir échappé à la colonisation européenne.
Cette habitation plus que centenaire a résisté à l'envahissement du modernisme. C'est devenu un chic restaurant qui se nomme L'ÉLÉPHANT BLEU.
Cet homme, chaussures enlevées, est concentré sur sa lecture dans un lieu insolite.
Après deux jours, j’ai mal à la mâchoire non pas de m’être battu, mais d’être en continuel mode sourire. Je manque d’exercice. Le passage du pays des sérieux à celui des sourires est tout un travail. Imaginez comme c’est nourrissant d’être en mode sourire, donner et recevoir au quotidien.






































































