vendredi 30 janvier 2009
Le jeune Makara, 14 ans, retrouvé.
Tel que promis, je suis retourné dans l'arrière pays cambodgien rencontrer Kakada 17 ans et j'ai enfin connu Makara 14 ans son petit frère également atteint du Sida. Makara (même prénom que la jeune fille visitée précédemment) ne parle presque pas l'anglais contrairement à son frère.
Dès mon arrivée, en guise de bienvenue, il m'offre l'eau de coco que nous partageons.
Au marché, j'ai acheté de la nourriture qui est fort appréciée par les deux frères.
Kakada et Makara n'ont pas mangé depuis longtemps. Ils attendrons poliment que je les invite à se servir avant de commencer à savourer fruits, légumes, et yahourt. Kakada fera cuire la viande plus tard et il préparera un goûter pour sa grand-mère toujours hospitalisée. Makara adore le yaourt aux fraises alors que Kakada préfère le raisin.

Des vêtements et uniformes scolaires neufs pour les deux frères : c'est un évènement qui ne s'est pas produit depuis longtemps.
Pour Kakada du matériel pour dessiner. L'artiste se met immédiatement à produire.
Après à peine un petit quart d'heure, sans aucun modèle à copier, voilà son oeuvre. Étonnant comme talent !
Carl G. Jung disait qu'à chaque fois que l'on permet à un symbole de prendre forme, par le dessin par exemple, un processus de transformation intérieure et de guérison se met immédiatement en place. Voilà pour toi Kakada : exprime-toi au maximum par tes créations et le miracle se produira.
Makara, pendant ce temps, étudie dans le dictionnaire illustré que nous venons de lui offrir, pour apprendre progressivement l'anglais.
MERCI À VOUS TOUTES ET TOUS QUI SOUTENEZ MON ACTION EN ASIE !
Grâce à vous, je peux rendre heureux des gens démunis et défavorisés.
GRATITUDE !
dimanche 25 janvier 2009
Rencontre de 4 belles âmes au Cambodge.

Aujourd'hui, c’est une journée de grâce ! Avec l'infirmière de l'hôpital pour enfants d'Angkor (AHC), dans le cadre du programme soins à domicile en régions éloignées, je suis allé dans l'arrière pays du Cambodge derrière le dos du Bon Dieu .
Ousar,(prénom signifiante ardente travailleuse) est la charmante et dévouée infirmière de l'hôpital pour enfants d'Angkor (AHC) qui m,accompagne.
Magnifiques paysages ruraux avec les légendaires palmiers à sucre.
Dans des villages reculés, parcourant des routes réservées aux buffles pour y arriver, j'ai rencontré 4 belles âmes dont le corps est atteint du SIDA et dont les 2 parents en sont décédés sauf pour Pisei dont la mère atteinte vit amoureusement à ses côtés.
La première patiente rencontrée est Makara (qui signifie janvier). Elle a 14 ans et à été recueilli par une voisine il y a 8 ans suite à la mort de ses 2 parents sidéens. Cette jeune femme dégage une grande tristesse et elle commence à peine à reprendre goût à la vie.
Sa maison est dans un grand désordre et l'hygiène y est à un bas niveau. Cette situation ne présente pas les meilleures conditions pour assurer une certaine forme de santé et de sérénité.
En route pour notre prochaine visite encore plus loin dans la campagne.
Il ne faut pas oublier tout le matériel médical nécessaire et quelques cadeaux.
Le paysage est extraordinairement appaisant.
Au bout d'un petit chemin étroit parcouru à pieds, la modeste et très propre maison de Pisei (qui signifie esprit bon et pratique).
Pisei habite avec sa mère et ses grands parents .
Pisai 6 ans et sa maman pleine de tendresse sont toutes les deux atteintes du Sida.
Dans cette maison pleine de lunière et de sourires règne une énergie de joie de vivre.
J'offre des rasoirs et je donne un cours de rasage suivi avec attention.
Notre bonne humeur et nos rires attirent les voisins.
Cet après-midi, nous nous enfonçons encore plus dans la campagne éloignée.
À notre arrivée, un jeune et sa soeur endormis au milieu de l'escalier.
Kakada, 17 ans ainsi que son frère de 14 sont atteints du SIDA. Leurs parents en sont morts. Ils sont élevés par leur grand-mère présentement à l'hôpital. Ils doivent se débrouiller seuls.
L'ordre et la propreté règnent dans cette modeste habitation. Toutefois, pas de nourriture. Ils doivent aller à 8 km demander aux bonzes, chaque jour, un peu de riz. Ils ont peur de dormir seuls. Ils dormiront dans la salle d'hospitalisation de leur grand-mère mais aucune nourriture ne leur sera offerte à cet endroit.
Le petit frère de 14 ans est introuvable. L'infirmière devra se contenter de traiter le plus vieux.
Kakada aime lire et étudier.
C'est aussi un artiste qui nous fait déjà un dessin improvisé sur un bout de papier.
Demain, je reviendrai lui apporter tablettes et crayons pour dessiner et des volumes.
Aussi, j'apporterai de la nourriture et des vêtements espérant retrouver le petit frère.
À suivre...
La vie a généreusement mis sur ma route : Makara 14 ans, Pisei 6 ans, sa mère Dyan 35 ans et Kakada 17 ans (dont le frère de 14 ans également sidéen était introuvable).
Merci de les inclure dans vos méditations et prières.
Je veux partager avec vous ces moments de grâce encore tous présents dans mon cœur.
Derrière le courageux sourire de ces enseignants guérisseurs blessés, se cache un énorme désespoir.
J'ai senti un grande tristesse spécialement chez Makara.
mercredi 21 janvier 2009
Krousar Thmey pour les enfants seuls du Cambodge
Depuis 7 ans, j’essaie d’apporter un soutien moral et financier au petit orphelinat Krousar Thmey (la nouvelle famille en khmer) de Siem Reap. Les 50 enfants alors âgés entre 5 et 17 ans ont vieilli. Plusieurs sont maintenant dans le monde à gagner leur vie avec les moyens qu’on leur a donnés. Ils ont dû quitter le Centre à 18 ans. Ils travaillent pour la plupart dans le secteur hôtelier. Il est très difficile de les retrouver. C’est très important de le faire afin de les soutenir. Ils sont seul(e)s maintenant face à la vie et ils vivent souvent dans des conditions précaires de solitude et sans supervision. Heureusement j’en ai rencontré plusieurs avec qui j’ai essayé de passer des moments ressourçants de présence, de soutien et d’encouragement.
Nous avons défrayé les frais des cours de langue et d’informatique pour plusieurs de ces jeunes.
L'an passé, ce fut le grand ménage à l’orphelinat et nous avons entrepris, grâce à l’aide franco-québécoise, de repeindre tous les bâtiments. L’année précédente, nous avions, entre autre, acheté des bicyclettes et des sacs d’école et du matériel scolaire.
L'organisation Krousar Thmey a un très grand rayonnement au Cambodge. En plus du petit orphelinat de Siem Reap, ils ont d'autres centres pour les enfants orphelins, les enfants des rues, les handicapés et les non- voyants. Ils ont aussi construit des écoles dans les quartiers pauvres de Poipet, Sisophon et Siem Reap.
www.krousar-thmey.org
Cette année, une constatation dramatique : le petit orphelinat de Siem Reap qui habritait régulièrement 50 enfants n'a plus que 34 locataires FAUTE DE FONDS. C'EST URGENT DE LES AIDER À RÉCUPÉRER CES 16 ENFANTS QUI SONT SEULS ET DANS UN BESOIN EXTRÊME DE GÎTE, DE NOURRITURE ET DE SOINS.
En mars dernier, nous avons acheté toute la peinture nécessaire à rafraîchir tous les bâtiments de l'orphelinat.
Madame Soeup est la directrice de l'orphelinat de Siem Reap depuis plus de cinq ans. C'est la maman de cette belle famille. Elle est ici en compagnie de Chantrea, 18 ans, qui étudie en hôtellerie à la célèbre école Paul Dubrule. Elle doit faire courageusement 2 heures par jour de bicyclette dans des chemins poussiéreux pour aller à l'école.
Sina et ses deux frères qui sont toujours à l'orphelinat. Leur jeune soeur y réside également.
Ils auront été 5 de la même famille à bénéficier de Krousar Thmey.

Le dimanche, on visionne un film .
Il a beaucoup changé physiquement depuis quelques années. Malheureusement ça ne bouge pas très vite mentalement. Mais quel coeur il a ce garçon que j'aime bien. Il est mon enseignant de vie !

Voici le plus jeune de la famille !
MERCI DE NOUS AIDER À TROUVER LES FONDS NÉCESSAIRES POUR PERMETTRE À 16 ENFANTS KHMERS SUPPLÉMENTAIRES DE COMPLÉTER CETTE BELLE NOUVELLE FAMILLE CAMBODGIENNE D'AMOUR !
samedi 17 janvier 2009
Le marché du dimanche à Phnom Penh au Cambodge
Phnom Penh est la capitale du Cambodge depuis 1866. Elle fut ous le régime colonial français de 1863 à 1953.
Elle devint indépendante dans les années 60 puis fut évacuée par les khmers rouges dans les années 70 sous le régime de Pol Pot.
Depuis, elle s'est revitalisée lentement mais beaucoup plus rapidement depuis 5 ans.
Le marché du dimanche est un moment de rencontres, d'échanges et de sourires sans jamais s'engueuler, ce qui risquerait de faire perdre la face et serait contre l'éthique khmère.
Jeunes et plus âgés se rendent au marché pour y retrouver des produits frais
et y rencontrer famille et amis.

Les bonzes profitent de l'occasion pour recevoir les offrandes et bénir les donateurs.
Un met est souvent recouvert d'un oeuf au plat ou incorporé dans les soupes et sauces. On ne conserve jamais les oeufs au refrigérateur. On les transporte souvent en moto au risque de l'omelette !
La viande se retrouve dans plusieurs mets, grillée ou en sauce épicée ou de currie doux et de noix de coco.
Le poisson est fraichement pêché du grand lac Tonle Sap
La sieste est un doux moment à respecter.
jeudi 15 janvier 2009
Cambodge : Sina retourne aux sources
Sina est un jeune de la région de Bantea Srei à 30 kilomètre du temple d'Angkor Wat. J'ai connu Sina il y a 5 ans à l'orphelinat et depuis je l'ai toujours soutenu.
Il a perdu son père et sa mère à l'âge de 7 ans restant seul avec ses 4 frères et soeurs dont 3 plus jeunes, abandonnés à eux-mêmes. Ils devaient quotidiennement marcher des kilomètres pour aller quêter un bol de riz au temple.
Un voisin s'occupe alors de les faire héberger tous par l'orphelinat Krousar Thmey (qui signifie la nouvelle famille).
Nous apportons une aide à cet orphelinat depuis plusieurs années.
Sina a dû quitter l'orphelinat comme il le faut à 18 ans.
Il s'est alors retrouvé seul avec lui-même devant la vie comme 10 ans auparavant, sans argent et souvent sans nourriture.
Courageusement, il réussit à se trouver une formation gratuite en cuisine qu'il a poursuivi pendant 9 mois.
Il vient maintenant de se trouver un travail d'aide cuisinier dans un Guest House. Chaque matin, il va au marché acheter les provisions et ensuite il travaille 9 heures par jour pour un salaire quotidien de 3$
.
Sina veut retourner aux sources. Je l'accompagne dans ce pélerinage émouvant qui nous conduit dans la campagne éloignée.
Après 2 heures de route poussiéreuse, Sina retrouve son vieux grand père de 85 ans qui a perdu un oeil sous le régime de tortures de Pol Pot(1975). On dirait un vieux chaman qui l'attendait là dans sa cabane tout simplement. Les 2 pleurent doucement l'un près de l'autre.
Sina me raconte que très jeune il devait se lever à 4 heures le matin pour aller porter de lourds fagots de bois à 40 kilomètres à bicyclette.
Sina m'entraine à travers ronçes et arbustres pour arriver à la terre de son père où il a vécu pendant 7 ans. La cabane familiale a disparu.
Sina retrouve un étang presqu'à sec. Il me raconte que là, il pêchait avec son père.
Plus loin, le four pour fabriquer le charbon de bois que son père avait construit. Ils faisait ensemble la livraison vers les villages éloignés. 
Puis, une tante émue de revoir Sina, l'amène dans un endroit précis. Elle déblaie les feuilles recouvrant le sol et sous celles-ci, des bouts de bois calcinés : c'est là que le corps du père de Sina fut brûlé enveloppé dans deux grandes feuilles de bananier car la famille n'avait pas d'argent pour l'incinération au temple. Sina s'agenouille et prie. Il rend grâce pour avoir retrouvé enfin son papa. Il pleure doucement et moi aussi.
Son rêve c'est de redonner vie un jour à cette terre familiale et d'y planter des arbres fruitiers à la mémoire du travail intense de ses parents. Par la suite. à 3 kilomètres, Sina tombe dans les bras de sa tante, la soeur de sa maman . Il se souvenait bien du chemin pour y arriver.
Elle est très émue et lui aussi. Elle trouve que Sina a bien grandi. Elle l'envoie chercher de l'eau de coco qu'elle nous offre avec grand plaisir en signe de bienvenue. Elle nous fait également cuire des galettes de patates douces.
Nous offrons un bâton de marche au grand père et des fruits et un peu d'argent à sa tante qui en prend soin. Leurs conditions de vie est limite. Ils sont là seuls au milieu de nulle part empoussiérés aux 10 minutes par les camions qui transportent de la terre sablonneuse en ville pour la construction d'hôtels de luxe. Je réalise à quel point l'envahissement des touristes a de graves répercussions sur la santé des gens même dans les villages éloignés. C'est bien triste comme réalité.
Au retour,Sina s'arrête un moment près d'un étang sacré (jadis réservé à la royauté d'Angkor). Il s'y purifie, rend grâce et demande protection pour les siens enfin retrouvés. MERCI SINA POUR CE BEL EXEMPLE DE COURAGE ET DE DÉTERMINATION.
dimanche 4 janvier 2009
Visite à la pouponnière du AHC au Cambodge
Une visite à la pouponnière du Angkor Hospital for Children (AHC) de Siem Reap au Cambodge, m'a tout d'abord permis de constater que notre petite fille abandonnée par sa mère semblait avoir trouvé un peu de paix en compagnie de son amie la tortue . Quel soulagement !
.
Aussi, j'ai découvert qu'il n'existait qu'un incubateur pour recevoir les bébés en besoin de couveuse. Premier arrivé, premier servi !
Pour les autres, on doit se débrouiller comme on peut ! L'hôpital a encore besoin d'un énorme support financier. Merci à vous du Québec et de la France qui nous avez fait parvenir généreusement vos dons ! À vous qui nous lisez et qui désirez vous joindre au mouvement d'entraide, vos dons sont nécessaires de toute urgence. Veuillez m'envoyer un courriel et je vous dirai comment faire rapidement par mon intermédiaire ou bien écrivez à mon amie ARUN : arun@angkorhospital.org Elle recueillera vos dons pour le Cambodge via le bureau des USA.
Parfois c'est la grand maman qui doit s'occuper de l'enfant dont ne veut pas son petit fils ou sa petite fille.
À cette autre maman qui trouvait son enfant beaucoup trop petit, j'ai donné plein d'encouragement en lui disant que j'étais moi-même un enfant de 7 mois. Voyant ma taille physique imposante, avec un rire de soulagement, elle me fit comprendre qu'elle était bien rassurée.
L'hôpital qui aura 10 ans en février, offre des services médicaux gratuits à près de300 à 500 enfants par jour.
C'est donc plus de 100,000 enfants qui ONT DROIT À UNE VIE EN SANTÉ qui bénificient des soins d'une équipe médicale exceptionnelle.
www.angkorhospital.org



































